• Laurie

Y'a pas de plan IKEA pour ta vie!

Mis à jour : sept. 4

Si tu ne sais pas encore que j'ai 30 ans et que j'habite dans le sous-sol chez mes parents, je pense que tu vis sur une autre planète.


Mais je vais encore t'en parler parce que j'ai encore quelque chose à te dire à ce sujet-là. On me demande encore souvent si je suis bien avec ça, si ce n'est pas trop dur sur le moral. Pour être bien franche, les premières semaines, voir les premiers mois, ont été assez «rough». J'ai passé par une panoplie d'émotions. J'avais honte, je me sentais coupable, j'étais triste et je vivais beaucoup de colère. Mais le pire sentiment que j'ai eu c'était la déception. J'étais déçue de moi, de ce que j'avais accompli jusqu'à maintenant ou, plutôt, déçue de ce que je n'avais pas accompli.


Puis, je suis tombée sur un bout de texte qui m'a fait voir les choses autrement. Une demi-année plus tard, je me trouve chanceuse finalement. Je n'ai pratiquement rien accompli de ce que j'avais prévu. Mais j'ai tout de même accompli des millions de choses que je n'avais pas prévues. Je n'ai pas un parcours typique mais il est rempli de vie, de surprises et surtout il me ressemble.


Vivre chez mes parents, c'est un bien grand mot. Mes parents sont devenus, avec le temps, des amis à qui je peux confier mes secrets. Ils ne sont plus sur mon dos comme lorsque j'étais ado. Ça ressemble donc plus à une colocation. Et en temps de pandémie, c'est tout de même assez pratique d'avoir d'autres humains à qui jaser. Ça me permet de ne pas devenir folle et me mettre à parler aux plantes. Ça me permet aussi de me faire un coussin financier plus solide pour ne plus jamais dépende de quelqu'un d'autre financièrement. Je ne suis pas une grande fan de l'argent, mais ma liberté, elle, me tient vraiment à cœur.


Surtout, je peux prendre soin de moi autant que je le veux sans sentir que je néglige qui que ce soit parce que mes parents, étant des parents, n'ont pas ce genre d'attentes envers moi. Ça fait que ma santé mentale se porte plutôt bien. Et ça, ce n'est vraiment pas rien.


Si tu te retrouves dans une situation «pas prévue» et que ça affecte ton mental, j'ai quelques mots à te dire. Tu ne peux pas être en retard sur ta vie. Ça ne se peut pas puisqu'il n'y pas d'horaire ou de ligne du temps à respecter. Peu importe où tu te trouves en ce moment, c'est exactement là que tu dois être. Au nombre de personnes qu'il y a sur cette planète, c'est impossible qu'il y ait un seul modèle à suivre et qu'il nous convienne tous. Nous sommes tous différents. Nous avons tous des besoins particuliers et des rêves uniques. Notre parcours de vie nous est propre.


Certains auront des enfants tôt, d'autres les auront sur le tard, alors qu'une partie des gens n'en auront tout simplement pas. Y'en a qui vont quitter le nid familiale dès leur 18 ans, leur frère et sœur partiront dans la trentaine et quelques-uns seront des enfants «boomerang» (genre moi). Certains ne feront pas d'études, d'autres écouleront de nombreuses années sur les bancs d'université, pendant que leurs voisins changeront d'idées de professions des dizaines de fois.


En fait, qu'est-ce qui est tôt? Qu'est-ce qui est tard?


Arrête de te taper sur la tête pour ce que tu es entrain de vivre. Et surtout, ne te compare pas. Ta vie, c'est la tienne et elle t'appartient. Ce que tu vis, c'est ta ligne du temps à toi et ce n'est pas celle de personne d'autre.


Il y a des avantages à chaque situation. Je te mets au défi de trouver les tiens!


Laurie.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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