• Andréa

Une tempête à la fois

Mis à jour : août 27



Ce soir, la souffrance est à son comble. Je suis sur le bord du vide, j'essaie de ne pas me laisser tomber. Vivre, c'est le genre de promesse qu'on se fait un jour, mais qu'on ne réalise jamais.

Pour l'instant, je survis, bientôt, je vivrai.


Seule dans mon lit, les larmes coulent à contre-sens. Le débit augmente au même rythme que les idées noires. Une rivière d'eau salée envahira bientôt mon chandail. J'essaie de calmer mon souffle qui se fait rapide, de guider mes pensées vers des souvenirs heureux. Ma main sur ma bouche, j'essaie de garder le silence pour ne pas me faire entendre dans la nuit. Mon corps tremble, se perd dans des eaux troubles.


Les idées suicidaires défilent dans ma tête à toute allure. Je me vois me faire frapper par une automobile ou, pire, par un train. Je vois ma vie s'envoler en fumée, mon corps céder sous le poids de la douleur.


Involontairement, mon corps se dissocie de mon esprit. Je me regarde aller comme si une cage en verre m'étreignait et que je n'étais plus maître de mes actions.


Je me me glisse contre le mur de la salle de bain et je m'assoie. Mes démons veulent ma peau une fois de plus. Je dois vaincre cette envie de prendre une lame et de m'infliger des blessures. Je me dis que demain est un nouveau jour et que peut-être ça ira mieux.

J'enfile mes écouteurs et j'écoute les paroles pensives. Je laisse mon corps se vider de ses souffrances, de sa peine, de sa colère des traumatismes refoulés et des jours malheureux. Je prends mes médicaments, je m'étends dans mon lit et j'essaie de ne pas perdre le contrôle.

- Ce à quoi ressemblent mes tempêtes.


Andréa

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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