• É.

Un travail d'équipe

Dernière mise à jour : oct. 3

J'avais une discussion avec une amie à moi, cette semaine, concernant le masque qu'on se met lorsqu'on a un diagnostic. Celui que l'on porte pour faire bonne figure, mais qui, plus souvent qu'autrement, nous prend plus d'énergie que de vivre notre diagnostic sans aucuns filtres.


Elle me partageait donc qu'elle trouvait ça simple de parler avec moi, car on avait un diagnostic similaire et que je pouvais la comprendre sans avoir peur et m'enfuir à toutes jambes si ça devenait intense.


Effectivement, il est difficile de déterminer quand en parler et avec qui en parler.


Toutefois, je lui ai amener un point qui m'a beaucoup aider dans mon cheminement à travers mes diagnostics et j'avais envie de le partager avec vous également.


L'entourage se doit de faire de la recherche sur notre/nos diagnostic.s pour mieux nous comprendre. Notre entourage se doit de nous demander ce qu'il peut faire pour nous faire sentir à l'aise avec eux et avec nous-mêmes en leur présence.


De la même façon que l'entourage ne peut pas non plus deviner nos états d'esprit. Lorsque nous regardons une vidéo, lisons un texte d'un blogue ou un passage d'un livre et qu'il nous parle, qu'il exprime comment nous pouvons nous sentir, comment nous pouvons réagir, comment nous pensons, c'est notre responsabilité de l'envoyer ou de le partager à notre entourage pour mieux leur permettre de nous comprendre.


Il est facile de blâmer la personne avec le diagnostic en disant qu'iel ne cherche pas d'aide alors qu'on ne fait rien pour tenter de la comprendre. Qu'on ne pose pas de questions et qu'on s'arrête à la pointe de l'iceberg.

Il est aussi facile de dire que notre entourage ne nous comprend pas alors qu'on ne fait pas notre

moitié du chemin en ne partageant pas ce qui nous parle pour ainsi mieux le communiquer. Qu'on ne leur fait pas part de ce que nous aimerions qu'ils fassent pour aider.


C'est normal d'avoir de la difficulté à s'exprimer. D'avoir peur de la réaction des autres. D'avoir

l'impression qu'une personne va bien car elle met toujours ce fameux masque. Ce qui n'est pas normal, c'est de ne pas tenter de faire son bout de chemin.


Au final, il s'agit d'un travail d'équipe. On a tous un peu notre part de responsabilités pour faire en sorte que ça fonctionne.



- É.


*À noter que nous tentons doucement d'intégrer l'écriture inclusive dans tous nos textes. Pour en apprendre davantage sur le sujet, nous vous invitons à consulter l'Office québécois de la langue française.

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