• Laurie

Tes bras, toujours autour de moi

Mis à jour : sept. 5

En me réveillant l'autre matin, je me suis mise à penser à toi, à nous. Comme plusieurs matins. Mais cette fois-ci, ça m'a frappé. De toute ma vie, tu es ma relation la plus longue. Ben oui. Un petit 2 ans et des peanuts. À presque 30 ans.


C'est plutôt difficile de croire que c'est dans tes bras que je me blottis chaque fois que j'en ai besoin. Je dis ça parce qu'on s'est connu pré-ados, au secondaire. On ne s'est jamais dit un mot à cette époque-là. Clairement, on avait rien en commun. Tu étais cool, tu avais pleins d'amis. Moi, je me cherchais sans bon sens, j'avais déjà les émotions en tourbillons. Je n'étais pas le genre de fille que tu approchais. Mais c'était correct. Tu n'étais pas le genre de gars que je voulais qui m'aborde non plus. Tu me faisais tellement peur avec toute cette confiance. Pourtant, des années plus tard, tu as réussi à me faire sortir de ma tanière. Et seigneur, tu m'as charmé du premier coup.


Dès le premier soir où tu m'as serré dans tes bras, j'ai senti que j'aurais besoin de cette étreinte-là le restant de ma vie. J'ai un peu senti que j'étais dans la merde aussi. Parce que c'était clair qu'il allait toujours être plus facile pour toi de te défaire de nos caresses que ça allait l'être pour moi. Mais c'était trop tard. Tu as mis tes bras autour de moi, et je me suis sentie chez moi.


Malheureusement, la lune de miel n'a pas duré très très longtemps. Rapidement, le ciel m'est tombé sur la tête. Ce diagnostic, c'est un peu comme ma malédiction. Je me suis mise à me voir sous un autre jour, à me chercher davantage. Je me cherche encore par moment. Et j'avoue que régulièrement, je cherche à comprendre pourquoi tu es encore là? Après tout ce que je t'ai fait vivre, comment fais-tu pour mettre encore tes bras autour de moi avec autant d'assurance?


Je t'ai repoussé tellement de fois. J'ai tout fait pour que tu aies milles et une raisons de me quitter. C'est typique d'un TPL. Provoquer ce que l'on craint. Forcer l'autre à nous abandonner, parce que la peur d'être rejeté par la personne qu'on aime le plus au monde est trop difficile à vivre.


J'ai aussi longtemps pensé que tu serais mieux sans moi, que je ne pourrais plus te blesser si je me tenais loin de toi. Mais malgré mes trop nombreuses menaces, je n'aurais jamais eu la force de partir pour vrai. Toutes les fois où j'ai fait mes valises, où je suis partie en auto, mais que j'ai fait demi-tour, c'était de la frime. Que des façons de te tester.


Mais tu es encore là. Combien de fois me laisseras-tu choisir à ta place si tu es plus heureux avec ou sans moi? Combien de fois me laisseras-tu changer d'idée? Après deux ans, il m'est encore difficile de te faire confiance. Pas que tu aies fait quoi que ce soit qui pourrait me faire douter, au contraire. J'ai juste vraiment peur de te perdre, encore. Parce que tu pourrais vouloir une fille moins compliqué, plus stable émotionnellement. Je n'arrive pas à passer par dessus cette foutu peur de l'abandon.


Pourtant, j'espère encore et toujours que tu me verras à travers ces murs que j'ai créés. J'espère que tu continueras à voir plus loin que mes peurs, que mes craintes et que mes insécurités. J'espère que tu seras prêt à m'attraper. Parce que ma chute libre est déjà commencée.


J'espère que tu continueras longtemps à mettre tes bras autour de moi. Parce que c'est le seul moment où toutes ces craintes s'envolent. Le seul moment où je ne vois plus mon diagnostic se mettre entre nous deux. Le seul moment où je suis simplement Laurie, ton amoureuse.


Laurie.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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