• Kayssie

Manger différemment - Texte sur l'amour de soi, partie 1

Nul besoin de souffrir d'obésité morbide pour constater que les émotions ont parfois le goût du chocolat ou d'une bonne poutine achetée à la cantine du village. Rien de mal à encourager l'entreprise de notre tante!


À quelle fréquence créons-nous des occasions spéciales pour manger abondamment sans restriction?


Par spéciale, je ne veux pas dire que toutes les raisons sont bonnes pour être « spéciales ». Vous connaissez sans doute des personnes qui vous incitent aux plaisirs de table en vous donnant des arguments comme: « J'ai eu une promotion hier, il faut fêter ça! », « Notre ami en est à sa 5e année de sobriété, nous devons le souligner en grand! ». Si les raisons énumérées ci-haut font du sens pour nous, le problème est malheureusement bien plus profond.


L'exercice serait de simplement porter un regard sur la fréquence, le contexte, et surtout les excuses qu'on se donne pour manger. Il y a sincèrement matière à se questionner sur notre relation intime avec ladite alimentation.


À travers cette recherche de liens sociaux en festoyant autour de plats exquis, il peut y avoir une peur de vivre la solitude. Là, on ne fait qu'extrapoler. Ce genre d'hypothèse est porteuse de sens, pas de la vérité. En allant à la recherche d'informations sur nous-même, nous arriverions à un portrait sommaire nous permettant de se repositionner individuellement. Le capitalisme n'est pas totalement innocent à mon humble avis (société de consommation), mais! Ce n'était pas mon orientation de départ.


Il y a déjà longtemps que je me demande en quoi ce serait plus agréable de nager dans les excès (alcool, sexualité, dépenses)? La nourriture, quant à elle, nous rassemble assez facilement, mais nous amène-t-elle réellement à vivre le moment présent, tout en s'assurant que celui-ci ne soit pas le bourreau de notre santé dans l'avenir? Sommes-nous en train de prendre soin de soi comme nous devrions le faire? Nous ne sommes pas invincibles et notre corps a des limites. Les signes qu'ils nous envoient sont trop souvent ignorés


Dites-moi où est la satisfaction au final, si on fait abstraction de nos papilles? Elle se trouve dans la qualité du temps passé avec nos proches, pas dans le contenu de l'assiette. On va se le dire, la nouveauté n'a tué personne. Pourquoi pas des Buffalo Wings au chou-fleur pour le SUPER BOWL? Cette soirée serait tout aussi mémorable, et la seule frustration constatée se dessinerait sur le visage des partisans de l'équipe perdante!


Il y aurait fort à parier que des valeurs collectives peuvent encourager la consommation outre mesure dans tout. Mais qu'on se le dise, manger ses émotions, ce n'est pas un mythe. Ce n'est pas toujours parce qu'on est gourmand que l'on prend du poids. Pourtant, rien ne porte à croire que ce trait de personnalité est bien perçu des autres. D'ailleurs, pourquoi sommes-nous gourmands? Derrière chacune de nos réactions, il y a un besoin qui demande à être comblé. Et je compte, avec votre collaboration, démystifier ce boulet du bien-être physique et mental. À suivre...


Bien à vous,


Kayssie


La partie 2 sera publiée prochainement. Je mettrai enfin l'emphase sur l'importance de chérir ce « véhicule » qu'est notre corps afin d'augmenter les chances d'atteindre nos objectifs. Bye bye le stress, la fatigue, les douleurs physiques... bonjour l'épanouissement et l'amour de soi!


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