• Laurie

Salut Menstru! (P'tit suivi sur la médication)

Mis à jour : sept. 4

On est rendu là. Intime de même!


On rit ben, mais maudine, faut en parler des foutus menstruations et leurs superbes répercussions sur la santé mentale. Bien évidemment, vous aurez deviné tout le sarcasme qui venait avec le mot "superbe".


Parce qu'il n'y a rien de superbe là-dedans pentoute. En tout cas, pas dans mon cas. Déjà que je dois travailler fort pour me gérer à la base... Quand arrive mes règles, je suis foutue.


Et depuis que je prends ma médication, c'est pire. En fait, je crois que c'est parce que le reste du temps, je suis maintenant beaucoup plus stable, plus calme, etc. Ce qui fait que mon nouveau tempérament de base détonne beaucoup de celui que j'ai lors des journées reliées à mon cycle. Depuis la médication, je peux te dire exactement la journée où j'ovule, ce que je n'ai jamais su avant parce que je ne suis pas régulière. Bien que je n'aie aucun symptôme physique, la journée où j'ovule se termine toujours par une crise de colère, larmes, cris, etc. C'est maintenant ma seule crise TPL du mois. La seule, oui, mais toute une!


Comme la science veut que nous ayons nos règles 14 jours après l'ovulation, je reçois un petit "reminder" à mi-chemin, soit une semaine après la dite ovulation (ou 1 semaine avant mes règles, comme tu veux, c'est le même calcul). Ben oui toi! Une semaine plus tard, jour pour jour, je vis une journée de "marde". Une journée où tout me tape sur les nerfs, où tout le monde respire trop fort. Je suis irritable sans bon sens. Je me sens comme un policier lors d'une arrestation : "Je vous demanderais de garder le silence. À partir de maintenant, tout ce que vous direz pourra et sera retenu contre vous." Heureusement, de façon générale, j'arrive à me parler et à me raisonner. Je choisis souvent de me coucher ben tôt ce soir-là, question que la journée finisse au plus vite.


Puis viennent les menstrues.... Oh seigneur! Une belle semaine où mon hypersensibilité est palpable. Pas de crises, pas de colère, rien de grave. Mais je pleures à rien pis pour n'importe quoi. Même le positif. En fait, surtout le positif. Je me laisse émouvoir par n'importe quel petit geste cute. Il y a mon altruisme aussi qui est en expansion, à un point où je décourage mon entourage entier. Je voudrais sauver la planète, comprends-tu?


Mais je ne m'en plains pas trop. Sommes toute, la médication a beaucoup de positif sur moi. Je me compte très chanceuse, d'ailleurs. Je n'ai pas eu 1001 essais à faire. Je n'ai pas de gros effets secondaires, hormis quelques livres en plus, mais rien d'alarmant pour l'instant. Je dors mieux, je mange mieux, je suis plus efficace au travail et surtout, ma relation s'en porte définitivement mieux.


Je voulais juste prendre le temps d'aborder ce sujet un peu tabou. Et par le fait, encourager toutes les femmes qui vivent une situation semblable. On a déjà à se battre avec nos "démons", faut en plus se battre avec nos hormones. Mais promis, je travaille à trouver des solutions ou des trucs. Et dès que j'ai trouvé, je vous en fait part rapidement. Question que vous puissiez dealer avec tout ça vous aussi.


Laurie.


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