• Arielle

Revenir au travail après un «burnout»

Dernière mise à jour : oct. 3


Pendant de nombreuses années, j'ai flirté avec le burnout. Je me rendais compte que le travail prenait environ 95% de mes pensées et de mon temps. Il venait me visiter la nuit, durant les soupers entre amis, les brunchs en famille, les conversations avec mon amoureux. Je me sentais incapable de gérer mes pensées. L'anxiété me grugeait continuellement. Comme si elle était essentielle à ma performance. Comme si j'allais oublier toutes mes connaissances et les choses à faire si je me reposais un instant. Comme si sans elle, je ne pourrais pas aussi bien m'organiser.


Il a fallu le burnout pour m'aider à réapprendre à vivre. L'arrêt de travail m'a permis de faire de la place, une vraie place, à d'autres intérêts. J'avais la tête enfin libre ! Puis, l'intérêt pour mon travail est revenu graduellement. Aujourd'hui plus que jamais, mon conjoint m'aide beaucoup à prendre conscience des vieux patterns qui tendent à revenir. Par exemple, quand j'ai plus d'énergie, j'ai tendance à en faire plus, à dire oui. Toutes les possibilités s'ouvrent soudainement devant moi. Mais beaucoup plus tôt qu'avant (même le lendemain!), je «crash», je ne veux plus rien savoir. C'est donc maintenant une chose à la fois. J'apprends à réintégrer doucement dans ma vie ce travail qui me tient à coeur. Après une pause, j'ai réalisé qu'il avait tellement de sens pour moi. J'ai dû tout arrêter pour le comprendre vraiment, et surtout pour réaliser que c'est impossible de faire ce travail si je lui dis toujours oui à mon détriment.



Le plus difficile est de vivre avec les symptômes physiques de l'anxiété, comme un mécanisme de survie tellement ancré. Les pensées, les peurs, le désir de plaire, d'être presque parfaite, de ne pas faire d'erreurs sont encore là. Je ne sens pas que j'ai encore toutes les clés pour gérer ça. Pour le moment, je me concentre sur 4 objectifs concrets et réalistes pour moi. S'éloigner de l'évitement en traitant mes dossiers le plus tôt possible AVANT mes congés, histoire que ça ne m'obsède pas. Quand je suis en congé, m'occuper à faire des activités différentes qui me font plaisir. Je veux dire, le faire VRAIMENT. Lâcher prise : limiter de façon raisonnable le temps passé sur chacun de mes dossiers et continuer de me former juste assez. Et augmenter graduellement mes heures...ça prendra le temps que ça prendra!


Arielle



*À noter que nous tentons doucement d'intégrer l'écriture inclusive dans tous nos textes. Pour en apprendre davantage sur le sujet, nous vous invitons à consulter l'Office québécois de la langue française.

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