• unetempetealafois

Quarantaine jour # X (parce qu'en réalité, on s'en fou un peu de la journée)

Détrompez-vous, on ne parlera pas de quarantaine et de cette cochonnerie de virus, loin de là... je suis nouveau ici. Nouveau papa, ouais, la plus belle chose qui peut nous arriver aux hommes qui veulent une famille (5 ans que cela a pris à Dieu pour nous donner notre petit miracle).


Honnêtement, non, être papa ce n'est pas facile. Pourtant, je n'ai pas à me plaindre. En réalité, je ne peux pas me plaindre. Mon bébé est hyper facile (je me touche la tête à chaque fois que je dis ça). Il fait ses nuits (déjà), mange bien, interagit avec nous, a déjà son petit caractère (plus celui de la mère ahah) et j'en passe... 


Ce qui rend ça difficile, c'est tout ceci... le confinement, le stress de la maison, le stress lorsque je sors faire l'épicerie parce que je ne veux pas que ma conjointe sorte. Je me considère plus résistant et plus ''tough'' pour survivre. La douleur, j'en ris, quoi que ma patience est très à vif... c'est un petit " back ground check" pour vous dessiner un topo de ma situation.


Des mécanisme de gestion du stress, on en connait plusieurs; boire, fumer (c'est légal maintenant), lire, se reposer et j'en passe, mais MANGER, on aime tous (presque) manger. On doit manger pour vivre/survivre. On va tomber vite dans le vif du sujet: les troubles alimentaires.

Boulimie, anorexie, bigorexie (t'sais, les accros du gym qui veulent toujours être plus gros) et il y en a peut-être d'autres, mais ce sont ceux que je connaissais... jusqu'à tout récemment.


Le ''binging'' terme anglais pour décrire le ''gavage'' ou ''frénésie alimentaire''.

Saviez-vous qu'environ 25% des gens dans l'industrie du fitness, c'est-à-dire qui s’entraînent ou qui gravitent autour de ce milieu, en sont atteints ?

En fait peut-être que plusieurs d'entre-vous en souffrez sans en être réellement conscients... Comment est-ce que j'ai fait pour m'en rendre compte ? C'est bien simple, j'aime manger. J'aime le sucre, j'aime les défis et les compétitions, tsé des ''t'es pas game'' et bien, sachez que je n'ai pas perdu un ''t'es pas game'' point de vue bouffe... c'est maladif, ça te ronge en dedans. Tu ne le sens pas, aucunement, jusqu'au moment où ça te pogne. Tu ne sais pas c'est quoi, c'est littéralement un mal, et tu ne sais pas quoi faire. Tu en as envie, tu veux manger ce que tu aimes et tu le sais, tu le sais que c'est là et, par la suite, tu essaies de te trouver une manière de ''vivre'' avec, donc tu développes un ''modus operandi'' pour te sentir moins coupable de te gaver par la suite. Tu te caches ou tu sautes des repas, tu peux même compenser par de l'activité physique (coupable).

Tu te trouves littéralement une manière de pouvoir le faire et c'est là que j'ai découvert que ce n'était pas correct... qu'il y avait quelque chose de pas correct. Et avant que vous me le demandiez, OUI je suis allé vers un travailleur social pour en discuter, voir ce qui se passe, savoir pourquoi, et trouver des réponses aux questions. Mais quelles réponses ? Qu'est-ce qu'on cherche en réalité ? 

Est-ce qu'on cherche un sentiment de bien-être ou d'être plein?

Plein d'endorphine alimentaire ou d'activité physique ? Parce que OUI, quand on se gave on a le "feeling" de l'endorphine parce que ça fait du bien de manger ce qu'on ''crave'', mais en réalité l'endorphine c'est de l'endorphine. C'est l'hormone du bien-être.


C'est fou n'est-ce pas ? On se prive pendant quelques jours, voir des semaines, pour pouvoir le faire. (Qui ici est coupable ?) Par la suite, on se sent coupable, on se sent dégueulasse, répugnant d'avoir mangé le gâteau au complet. (Si seulement c'était un gâteau dans mon cas).


Quand ça pogne, on a aucune limite, on mange jusqu'à temps que ça ne rentre plus, qu'on aie le ventre qui veut exploser et pour enfin dire "ouff.. j'ai assez mangé". Ensuite le sentiment de culpabilité est là, bien présent, et ça va te ronger (oh oui!). Tu ne sais pas combien de temps par la suite, mais ça va te faire mal. Comment ? Toi-même tu le sais, En dedans de toi, tu le sais. Tu vas mal dormir, tu vas avoir chaud, être très inconfortable toute la nuit, avoir mal au ventre, peut-être même vomir parce que ton corps est incapable de le gérer parce que t'sais, tu manges bien (même su'a grosse coche) tout le reste de la semaine, ou même du mois, pour pouvoir faire ça et ne pas trop te sentir coupable. Mais Hélas! tu es là... et la culpabilité te ronge. 

Si vous vous êtes reconnus dans une des situations que j'ai vécues, j'ai une chose à vous dire;


HEY!! VOUS N'ÊTES PAS SEULS! :)


De où ça part ? Honnêtement, dans mon cas, je ne suis pas sûr. Mais je crois que ça part de quand j'étais jeune. Le ''self-esteem'', t'sais, ce sur quoi on travaille toute notre vie, pour se rendre compte que tu ne t'aimes peut-être pas comme tu le pensais ? Ben le "bullying", ça te (excusez mon langage) ''décalisse'' pour longtemps. Est-ce que j'aime comment j'ai viré ? Je disais oui au début, j'ai d'excellentes qualités, et je crois que je n'ai pas beaucoup de défauts (je ne bois pas vraiment, je ne fume pas non plus et je ne "game" plus). Mais honnêtement, avec du recul, il y a des choses que je crois que j’échangerais. ÇA avec un autre défaut t'sais... parce que pleurer "over" la bouffe, se sentir comme ça, tout mélanger à cause de la bouffe, pour moi c'est grave.

Bref, c'est dur, et tout ceci, c'est ''grossièrement'' mon topo. Je pourrais approfondir sur ma situation, mais ça serait trop pour un premier texte. J'ai l'intention de partager un peu ma vie. Ouvrir le voile sur les troubles alimentaires, tenter d'ouvrir l'esprit masculin un peu plus. Parce que t'sais, les hommes, ça ne parlent pas de ''feeling''. C'est bien trop ''mou''...


"Nope" les potes, vous vous trompez. Quelqu'un en plein contrôle de ses émotions est beaucoup plus fort que quelqu'un qui les ignore.

A bientôt.


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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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