• Victor

Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux

J’ai toujours bien aimé cette citation. Elle tire origine dans l’oeuvre «La cantatrice chauve» d’Eugène Ionesco, paru en 1950. Elle me représente bien. Elle me représente encore mieux dans le moment.

Comme Laurie vous l’a dit dans un article précédent, je me suis blessé. Un accident bête en plus. De ce fait, je suis donc en arrêt de travail, au repos forcé. En gros, je reste dans mon lit à écouter Netflix, dormir et rien faire. Je reste enfermé dans mes 4 murs. Ça me démoralise énormément, un peu plus à chaque jour.


Si vous êtes plus du type scientifique, c’est un peu comme la loi du mouvement de Newton le stipule: « Tout corps persévère dans l’état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelque force n’agisse sur lui, et ne le contraigne à changer d’état ». Grosso modo, comme dirait ma mère, le moins tu en fais, le moins tu veux en faire. L’inverse s’applique autant.


En ce moment, bien malgré moi, je caresse mon cercle, pour en revenir à Ionesco en début de texte. Il devient de plus en plus vicieux chaque jour que je reste à ne rien faire, sauf à déprimer. La prise de médicaments n’aide pas. Le sevrage d’alcool non plus, quoi que cela est peut-être une bonne chose. Étant TPL, on dirait que mon marasme est pire. Je déprime ça n’a aucun bon sens. J’ai hâte de retrouver ma vie, retourner au travail, écrire plus souvent, mais bon, je dois reposer mon corps. Pas le choix, c’est la vie!


C’est ardu de ne pas être capitaine de sa vie, se sentir prisonnier, de façon imagée. J’ai hâte de commencer à aller mieux, parce que plus je m’enfonce dans cette spirale, plus long et difficile ce sera pour moi d’en sortir, je me connais. Je suis dans la tempête. Je la traverserai en temps et lieu, bientôt, j’espère.


Victor.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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