• unetempetealafois

Peut-être ...

C’est peut-être propre à moi. Ce n’est peut-être pas en lien avec mon trouble du spectre de l’autisme (ci-après TSA). C’est peut-être simplement moi, Alex.


Tout concept abstrait peut être difficile pour moi à comprendre. Beaucoup moins avec les années, à force de travail et d’apprentissage. Les émotions, étant un concept abstrait en constant en changement, sont difficiles à comprendre pour moi. Un couple d’amis se chicane et la première chose que je veux faire, c’est fuir. Pourquoi je veux fuir ? Je me sens très inconfortable, je commence à avoir la patate qui bat de plus en plus vite, j’ai l’anxiété dans le tapis ! Ce beau mélange donne des ailes à mes pieds et zoom, je suis parti.


De mon point de vue, je semble faire trop d’empathie et je suis donc envahi par les émotions des autres. J’ai déjà réfléchi là-dessus et l’empathie semble avoir été pour moi LA solution à vouloir comprendre les autres, à plaire, à vouloir être accepté parce qu’en grandissant, j’étais rejeté. J’étais bizarre. Je disais des trucs bizarres. Je ne rentrais pas dans le moule. En secondaire cinq, dans l’album des finissants, il y avait une page pour les plus « cools », « drôles » et autres catégories. Il y avait aussi la catégorie « bizarre » et mon nom y était bien indiqué. Après, des gens pourraient se demander pourquoi j’ai brûlé le pont avec cette partie de ma vie.


Au final, il m’arrive encore de dire des trucs « pas rapport », mais je l’assume (une partie du temps) et quand les gens réagissent d’une autre façon, j’analyse : est-ce bizarre ? ai-je dit le bon truc ? Différentes conclusions sont possibles. Ne pas comprendre son erreur est une chose : c’est tout un autre monde quand tu dis quelque chose et que les gens réagissent fortement alors que tu le SAIS que tu n’as pas dit quelque chose de mal ou d’inapproprié. Tu vois alors que c'est la perception des gens qui les ont fait comprendre ce que j'ai dit de cette façon.


Le problème est que je le prends comme des attaques contre moi et je me sens comme de la merde. Des vagues d’émotions qui passent et viennent sans vraiment les comprendre, comme si j’avais fait encore une erreur, quelque chose de mal. Une trentaine d’années de travail à essayer de s’adapter, à rentrer dans le moule ou du moins, de ne pas paraître bizarre. C’est peut-être ça, le problème ? Le désir de plaire. Il faudrait peut-être que je fasse à ma manière. J’aimerais que ce soit aussi facile que de le dire.


Je sais qu’il faut que je m’approche de mes valeurs et ainsi gérer mes émotions dans ce sens, mais … j’aimerais pouvoir éviter.


J’ai l’impression que juste ne pas parler serait plus simple.


Peut-être ?


-Anonyme

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