• Victor

Partir

Mis à jour : sept. 5

À la blague, quand j’avais 20 ans, je disais qu’un jour j’allais prendre le large et vivre sur un bateau au beau milieu de l’océan. Cette mentalité m’est toujours resté(participe passé d'un verbe pronominal). J’ai souvent envie de tout abandonner et de refaire ma vie à Bora Bora, au bord de la mer et au soleil.


Étant TPL, cette pensée m’envahit souvent.


En ce sens, j’ai l’impression d’être assis entre deux chaises. Ne pas savoir ce que je veux réellement. Partir ou rester? C’est un peu la même chose pour ma vie amoureuse. On dirait que quand je suis célibataire je veux être en couple et vice versa. Enfin, vous comprenez la métaphore.


Oui, c’est d'un extrême à l’autre je sais. En fait, c’est ça être TPL, de l’intensité pure. C’est difficile changer. Les joies sont tellement intenses, c’est fou! Quand je suis heureux, je suis le gars le plus heureux du monde. Cependant, la vie étant une question d’équilibre, quand ça ne va pas, ça ne va pas. Malheureusement, c’est pour cela que le taux de suicides est si élevé chez les personnes vivant avec un trouble de la personnalité limite.


Fuir ou partir en fait?

Le bateau, l’avion, le train ou la voiture. Prendre le large à la Jack Kerouac. Recommencer tout à zéro. Ne connaître personne et n’être connu de personne.


Ne plus être obligé de se lever un matin de janvier à -30 dehors, déneiger sa voiture, se rendre au boulot devant son ordi et constater qu’il fait noir dehors à 16h, 15h30 pour les habitants de la Gaspésie.


Il y a des gens qui font cela. Je salue leur courage. Si l’on prend la chose inversement, qu’est-ce qui fait en sorte que les gens restent dans leur confort? La famille, les amis, les habitudes, la peur de l’inconnu et du changement, le fond de pension, le job syndiqué?


Ça trotte souvent dans ma tête. Ça me travaille. La quête de plaisir, d’allégresse et de passion. Le défi, la nouveauté et l’enthousiasme. Cela m’anime au plus haut point, ça me définit, autant dans mes contours que mon contenant.


Blanc ou noir, les extrêmes encore, oui.


Aller loin pour les études

Pour mes études universitaires, je sentais que je devais aller loin. J’ai sacré mon camp en région loin de Montréal afin d’avoir la sainte paix comme on dit. Pourquoi je me suis engagé dans un projet de trois ans à l’extérieur? La pression comme motivation numéro 1. Celle familiale en priorité. J’étouffais et j’avais le sentiment qu’autrui voulait dicter ma vie alors que je n’en voulais rien.


Loin des yeux, loin de l’attention, ça a fait du bien, croyez-moi. Si c’était à refaire, je le referais les yeux fermés. Je me sentais en équilibre, ce même équilibre que je cherche constamment en tant que TPL. Je me sentais sur mon X, je savais que je ne m’étais pas trompé et que la vie m’avait bien guidé.


Ce sentiment me manque. Il me manque énormément…


Victor.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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