• Audrey

Par pression, vouloir rentrer dans le moule

Mis à jour : sept. 5

Oui, dans mon dernier texte, je parlais de pression sociale face à nos limites. Mais il y a aussi la pression sociale qu'on peut vivre dans toutes les sphères de nos vie: on veut tellement plaire de nos jours! Mais à force de vouloir plaire, la pression que nous nous imposons pour y arriver est tellement grande. Pour ma part, je sais qu'il m’arrive de me mettre énormément de pression, dans tous les aspects de ma vie, et cela me génère de l’anxiété. Par moment, c’est incroyable.


En plus de ma légère dépression, de mes troubles alimentaires et de mes troubles anxieux, j’ai des troubles d’apprentissages importants. Depuis toute jeune, je me mets de la pression pour essayer d’écrire avec le moins de fautes possibles. Et encore aujourd’hui, je vais préférer faire mes rapports à l'oral plutôt qu'à l'écrit, de peur que les autres infirmières ne me comprennent pas ou qu’elles jugent mes erreurs. Au moment où je dois écrire une note pour un patient ou autre, l’anxiété me prend et je me mets à me dire "ben si elles ne me comprennent pas?" ou "si j’ai trop de faute".


Plus jeune, au primaire et au secondaire, lorsque les enseignants nous demandaient de lire à voix haute, quel calvaire c’était pour moi lorsque je voyais mon tour approcher. Les sueurs, les maux de cœur... mon tour venait et oh mon dieu que c’était pénible. Je voulais tellement réussir à lire et ne pas me mettre à m’enfarger dans mes mots ou à chercher comment ils se prononcent.


Aujourd’hui, je me dis que c’était ça, mes premières crises d’angoisse, d’anxiété. Je voulais tellement réussir et être comme les autres que je me mettais beaucoup trop de pression. Mes parents ont toujours été génial face à cette situation. ils m'ont fait voir des spécialistes, jamais mis de pression. Mais c’était moi avec moi la petite fille qui voulait seulement être normal et comme les autre. Aujourd’hui, à l’âge adulte, même si parfois c’est encore difficile, ma dyslexie et ma dysorthographie font partie de moi, de mon baguage et de ma force. Oui, une fois accepté, c’est plus facile. Mais il y a des jours où l’anxiété me prend pareil.


On voudrait tellement rentrer dans le moule, être comme les autre. Mais au final, si on sortait tous du même moule, si on était tous pareils, ça serais-tu assez dépriment? Oui, je sais que se fondre dans la foule, c’est plus agréable, du moins pour moi. Si je n’ai pas à me démarquer ou sortir du lot, je ne fais pas d’anxiété. Mais au final, c’est un travail de tous les jours. Je dois me parler, me dire qu'au final, mes différences peu importe laquelle, font de moi la personne que je suis aujourd’hui. Elles m'ont, à leur façon, apporté une force que je ne soupçonnais pas, une détermination et une résilience. De nos jours, nous vivons beaucoup de pression sociale, mais il n’y a pas juste la société qui nous en met. Nous sommes tous capable d’être très dur envers nous-même et par moment, cela peut nous nuire. Au final, l'anxiété et la pression ne font pas bon ménage.


Audrey.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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