• Sana

Ne me quitte pas

Dernière mise à jour : janv. 9



L’abandon.

C’est un mot qui peut paraître banal pour plusieurs, mais qui a toujours fait partie de ma vie. Trop jeune, j’ai connu sa signification. Je l’ai rencontré avec son grand ami sentiment de rejet. C’est qu’ils viennent souvent ensemble, bien qu’ils soient bien différents. Pour moi, la peur de l'abandon, c'est la peur d'avoir peur dans mes relations interpersonnelles.


Comme intervenante, j’ai longtemps refusé de craindre l’abandon et du rejet. Je ne voulais pas être de celles qui imaginent que l’être aimé va les quitter alors qu’il n’en est rien. Être celle qui crée la bisbille dans les cercles d’ami.es, car je me sens si souvent mis à part.


Craindre l’abandon, cela représente des heures d’angoisse et de tristesse causées par ton imaginaire. Cela représente des tonnes de scénarios improbables, à tendance catastrophiques, où l’on se retrouve seul.e. Seul.e dans un abîme de souffrances.


J’ai laissé toute la place à mon imaginaire pendant trop longtemps. Je l’ai laissé prendre le contrôle de mes relations, parce que je ne savais pas quoi faire d’autre. Et sais-tu quoi ? C’est normal. C’est normal parce que tout ce que je savais faire, c’est croire les scénarios catastrophes qui se créaient dans ma tête.


Ce que j’ai envie de t’écrire, c’est que ce n’est pas obligé d’être comme ça.

J’ai encore peur d’être toute seule. Je me sens encore facilement mise de côté.

Sauf que j'en ai pris conscience.

C'est maintenant plus facile de réaliser que mes émotions intenses sont causées par un scénario.

Lorsque c'est compris, c'est plus simple de décortiquer la situation et de déterminer s'il y a un risque d'abandon ou pas.


Ce n'est pas facile, je te mentirais si je te disais le contraire. Sauf que je me sauve beaucoup d'émotions désagréables et j'ai moins de conflits depuis que j'ai pris conscience de cette fragilité chez moi. Je ne te cacherai pas non plus que ça fait du bien, comprendre que les gens ne vont pas toujours partir...


Prends soin de toi, cher.e lecteur.rice.


Sana



*À noter que nous tentons doucement d'intégrer l'écriture inclusive dans tous nos textes. Pour en apprendre davantage sur le sujet, nous vous invitons à consulter l'Office québécois de la langue française.



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