• P.

Menstruation, déprime automnale et autres déboires

Mis à jour : sept. 4

Mon dernier article, Lettre ouverte : ne m'abandonne pas, je l'ai écris alors que j'étais en crise. En résumé, j'étais dans ma semaine, je ne me sentais pas bien depuis quelques temps et j'étais convaincue que soit mon copain me détestait, soit il me trompait. J'ai eu beau lui en avoir parlé quelques fois pendant la semaine, le sentiment restait. Le vendredi, je suis rentrée avant lui et, pour me calmer, j'ai tout nettoyé dans l'appartement. Je suis même allée jusqu'à passer la mope sur les murs. Après quelques heures de frottage intense, mon copain revient et, malgré tout, j'éclate. Je pleure, et je pleure, et je pleure, en plus d'hyperventiler. Tant bien que mal, mon copain tente de me faire expliquer ce qui ne va pas, mais je n'ose pas lui admettre ce qui me trotte dans la tête. Finalement, après un bon trente-quarante minutes, je lui dis ce qui se passe. Je lui dis que je suis sûre qu'il est encore amoureux de son ex (avec qui il n'est plus depuis 11 ans), et qu'il me trompe, et qu'il me déteste clairement. Il me laisse m'épuiser sans rien me répondre. Après un silence, je lui demande ce qu'il en pense, et il me dit tout simplement que c'est de la bullshit.


Ai-je accepté la réponse? Non. J'ai crié « Ou bien j'ai raisooooonnnn pis tu me troooommmpes! » avant de recommencer à pleurer-crier-hyperventiler. Il m'a serré fort dans ses bras en me disant à voix basse que ce n'était pas vrai et qu'il m'aimait. J'ai fini par me calmer et être capable de ne plus systématiquement rejeter tout ce qu'il me disait, et on a soupé par la suite.


Deux ou trois jours après cet événement, mes menstruations ont cessé, je suis repartie sur mon cycle de pilule et je constate à quel point ma réaction a été intense et qu'elle me paraissait illogique. J'ai soudainement été frappé par la manière dont mes règles peuvent m'affecter.




Dernièrement, le temps est devenu plus froid et plus gris, et j'ai dû me rendre à l'évidence que je n'étais pas plus forte que la déprime automnale. Je me sens plus fatiguée, plus maussade, et je n'ai rien envie de faire. Je pense davantage à mon amie qui est décédée, je fais des cauchemars où je la vois, mais que je n'arrive pas à l'atteindre. Elle me manque terriblement. Le matin, je pleure souvent dans le métro parce que je pense à elle. Tout autour, les gens s'en foutent et ça me va. C'est mon moment à moi pour continuer mon deuil.


Mon copain a acheté une tonne de fruits pour m'aider et ma mère m'a conseillé de la luminothérapie ; j'ai aussi trouvé une application de réveil-matin qui fait progressivement de la lumière pour un réveil plus naturel et en douceur. Mine de rien, à 5h20 du matin, un réveil en douceur est le bienvenue! J'essaie de ralentir le rythme et de prendre davantage soin de moi afin de m'aider à passer à travers ce moment plus difficile.


P.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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