• Audrey

Lorsque la douleur physique rencontre l'anxiété

Mis à jour : sept. 5

Ça fait un petit bout que je n'ai pas écrit. Ce n'était pas mon désire. Mais ça fait quelque temps que j'ai de la douleur physique. Au départ, je n'avais aucune idée d'où venait cette douleur. Oui, je savais où sur mon corps. Mes articulations me faisaient souffrir. Ça a commencé par le dessus du pieds, puis la cheville, ensuite l'épaule et ainsi de suite. Je me présente à l'hôpital, on me dit que c'est sûrement ci, sûrement ça. On ne sait pas.


Un moment donné, lorsque la fatigue commence à manquer, dû à trop de douleur, mon cher ami l'anxiété arrive.


"Qu-est-ce que j'ai?"

"Est-ce que je vais dormir assez pour pouvoir aller travailler et être en forme?"

"Au travail, si la douleur me prend, vais-je pouvoir finir mon shift?"


Je dois me parler en s'il-vous-plaît durant tout ce temps, jusqu'au moment où je vais à l'urgence. On me dit "On va te donner une requête pour que tu puisses voir un spécialiste". Mais la première chose que je sais, c'est que mon rendez-vous ne sera que dans 3 mois. Ouff! Vous pensez que ça donne quoi? Encore de l'angoisse et de l'anxiété qui arrivent au galop.


J'ai dû retourner à l'urgence car j'ai eu une autre grosse crise de douleur. Cette fois-ci, ils ont tout fait pour me faire voir le spécialiste, un rhumatologue. Lui, lors de mon rendez-vous, il l'a trouvé le bobo. Même si j'avais des doutes dû à ma génétique, le diagnostic officiel tomba: de l'arthrite.


À présent, j'ai le traitement adéquat, donc la douleur, au fil du temps, sera moindre. Mais la douleur mélangé au manque de sommeil m'ont fait faire beaucoup d'anxiété. Je suis fière d'avoir réussi à gérer relativement bien le tout. Mais un cercle vicieux s'est créé. La douleur ne me faisant pas dormir, la douleur augmentait et l'anxiété aussi. Et ce, sans arrêt. Heureusement, la pression diminue et l'anxiété aussi, tranquillement, maintenant que je sais ce que j'ai. Mais je dois tout de même me parler et donner plein d'amour à ma douleur, à mon arthrite, car c'est de cette façon que je vais l'accepter plus rapidement. Et ce n'est qu'en acceptant mon diagnostic que l'anxiété va diminuer. Je ne dis pas que ça va se faire demain. Seulement, comme j'ai vu ma mère et ma soeur en souffrir, je me dis que ça ne peut pas être pire, que je vais y arriver.


Avec un trouble anxieux, ce n'est pas toujours évident. Audrey

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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