• Victor

Les zones grises, c'est quoi?

Mis à jour : sept. 5

Je ne sais pas, pour être franc. C’est blanc ou c’est noir. C’est difficile de vivre dans la polarité des choses, des émotions.

Je vous assure, quand ça va bien, ça va tellement bien. Je pourrais changer le monde, déplacer des montagnes. Des projets, j’en ai en abondance. Par contre, quand ça va mal, ça va mal. Ça se voit. C’est difficile à cacher. Ma mère le sait à ma voix uniquement. Pour l’anecdote, une ex copine m’avait même déjà dit que l'on percevait mon humeur par la propreté de ma chambre. Elle avait tellement raison.


Comment je me sens dans les zones noires? Je suis dans l’inaction. Les tâches s’accumulent. J’ai juste le goût de rester dans mon lit en petite boule. Je m’isole, j’écoute la chanson « Hello darkness my old friend » de Simon and Garfunkel ou encore « Wake me up when september ends » de Greenday. Surtout, ma consommation d’alcool devient exponentielle. De l’alcool, j’en ai bu dans ma vie... Je me défoule dans l’alcool, tel que dit, et dans le sexe. Une chance que je ne sois pas un consommateur de drogue. Je deviens ingérable par moment. Je peux tellement aimer mon prochain et vouloir le sauver, lui offrir le plus beau de moi. Or, d’autres fois, je le méprise et me dit qu’il s’arrange avec ses ost*s de problèmes.


Les hauts et les bas de la vie? Plus je vieillis, plus je vis des montagnes russes. Avant, c’était séquentiel. Des semaines j’allais bien, puis, d’un coup, mon down arrivait. Rendu là, c’était de savoir jusqu’à comment loin ce down irait. La vie étant une question d’équilibre, je crois qu’il se rendait aussi loin que le loin que j’étais allé dans ma bonne séquence. Tel un métronome, il revient au point d’équilibre un moment donné.

Je le sais dans ma tête ou dans mon coeur si je suis du côté blanc ou du côté noir. Je le sais aussi vers quelle direction je suis dans cette zone. C’est toujours de savoir jusqu’à comment loin je vais me rendre cette fois-ci. Ça me fait peur. J’ai peur aussi quand je vais trop bien, car je sais pertinemment que le down sera difficile à gérer.

J’ai essayé, mais je ne peux pas vivre autrement. Avec le temps, j’ai su me donner des trucs, devenir plus sage. Surtout, j’ai su me donner les moyens de traverser les tempêtes, une à la fois.


Victor.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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