• Andréa

Les p'tites capsules de bonheur


P.S. Plusieurs personnes ont comme discours que les médicaments sont une béquille, qui nous empêchent de "guérir". Moi, je crois que chaque situation est unique. Et j'ai envie de te déculpabiliser face à ta prise de médicaments. Dans le fond, si tu en prends, c'est correct aussi t'sais.


Fluoxetine, sertraline, citalopram, venlafaxine, paroxetine...


Ça te dit quelque chose ?


Si oui, tu dois probablement prendre des antidépresseurs. Peut-être que tu prends aussi des stimulants, des anti-psychotiques ou des anxiolytiques. Et je veux te dire que je suis fière de toi. Je suis fière de toi d'essayer un traitement pour aller mieux. Je sais à quel point cela peut être difficile parce qu'on pense parfois qu'on n'est pas assez malade ou on craint le jugement des autres.


Avant de commencer le traitement, des gens de ton entourage t'ont probablement dit que tu n'en avais pas besoin, alors que clairement ils n'ont pas ton dossier médical complet entre les mains et ils ne vivent pas dans ta tête. Ils n'ont tout simplement pas les connaissances et les informations pour poser un jugement sur ton cas. On t'a peut-être aussi fait croire que les antidépresseurs sont dangereux pour toi. Certes, il y a des facteurs de risques, mais c'est comme dans tout.


  • Tu peux te fracturer une jambe en glissant sur la glace

  • Tu peux contracter le cancer de la peau en t'exposant au soleil

  • Tu peux avoir un accident de voiture en conduisant

  • ...


Est-ce que ça t'empêche d'aller au travail, au gym, etc ?

Il y a des dangers partout. Tu ne peux tout simplement pas t'arrêter à cela même si ta tête te dit autrement.


Mettons quelques choses au clair concernant la prise d'antidépresseurs.

  1. Les antidépresseurs ne changent pas la personnalité d'une personne.

  2. Les antidépresseurs n'ont pas d'effet immédiat. En effet, on peut commencer à sentir une amélioration en 2 semaines, mais les effets complets prennent généralement de 4 à 6 semaines.

  3. Les antidépresseurs ne créent pas de dépendance. Dans le cas de maladies mentales, il y a souvent un débalancement chimique au niveau du cerveau. Les antidépresseurs vont donc jouer sur les neurotransmetteurs afin d'aider le patient à retrouver un équilibre. Comme tous les médicaments, leur arrêt nécessite d'y aller graduellement, puisqu'il y a un certain sevrage, mais ça ne se compare pas à une dépendance à la morphine par exemple. Les benzodiazépines, aussi connus sous le nom d'anxiolytiques, peuvent générer une dépendance lorsque la posologie et les consignes du médecin ne sont pas respectées.

( Source : iFightDepression, 2021)


Dans mon cas, cela fait trois ans que je suis sous traitement d'antidépresseurs, d'antipsychotiques et d'anxiolytiques et je ne les arrêterai pas. Ils m'ont permis de réduire l'état constant d'alerte créé par l'anxiété chronique et ils m'aident à calmer mes crises.


Pour certains, c'est « fais du sport, adopte une saine routine de vie et ça va aller! ».

Mais ce n'est pas aussi simple. Parfois, malgré la volonté, malgré les thérapies et les efforts, ce n'est pas suffisant.

Je pense qu'on a le droit d'avoir besoin d'un supplément pour nous aider.


Tu ne diras jamais à un diabète d'arrêter de prendre son insuline, pourquoi dis-tu à une personne dépressive d'arrêter ses antidépresseurs ?



- Andréa



452 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout