• France P.

Le blues de l'automne

Je suis une maman.

Voilà, je me suis décrite. C'est fou comme je n'arrive plus à me trouver d'autres qualificatifs que celui d'être maman. Les autres passions qui m'habitaient se sont effacées, et maintenant, je ne suis plus qu'une maman. J'essaie depuis des semaines de replonger dans mes anciens hobbies.. et rien ne se passe. L'intérêt n'y est plus. C'est le néant le plus total au niveau de mes passions. Je me sens enfermée dans ma petite bulle familiale et je déprime face à toute cette routine.


Je vais vous avouer un secret : même la photo ne me tente plus vraiment. Et je n'arrive pas à trouver pourquoi. On dirait simplement que j'ai perdu le feu sacré. Les photos de familles, de paysages, peu importe.. Y'a plus rien qui m'allume. C'est comme si mon regard sur la vie autour de moi avait changé.


En ce moment, dans ma tête, c'est gris. C'est rempli de doutes et de questions. Ma tête me fait mal, à force d'être toujours en train de penser, encore et encore. C'est comme si je n'avais aucun frein. Et ça accapare pas mal mes nuits.


Est-ce que je vais m'en sortir? Sûrement. J'ai déjà vécu pire, et je vivrai assurément mieux bientôt. Me reste juste à trouver le bon angle pour envisager la suite des choses.


Je dis que je ne sais pas pourquoi je me sens comme ça. Mais je pense que j'ai une petite idée. Je réalise que ce vide semble s'installer au même moment où j'aperçois l'automne prendre place à travers ma porte patio. J'en arrive à croire qu'il s'agit peut-être du phénomène qu'on nomme la dépression saisonnière. Je constate qu'à chaque année, lorsque sonne l'heure des feuilles mortes qui virevoltent dans tous les sens, je sombre dans un immense vide, un trou noir. Je me transforme en saule pleureur, j'ai peur de tout et je suis dépourvue de petits bonheurs faciles. Chaque automne, le même scénario qui se pointe le bout du nez. La même chanson qui revient en boucle dans ma tête. Je redeviens cette personne anxieuse qui ne trouve plus d'intérêt dans rien. Tel un écureuil, je ne fais que manger. Je me fais des réserves pour l'hiver qui arrive.


Allez France. L’automne va passer vite. Profites-en pour te mettre à jour dans tes séries, pour lire un bon coup et boire du café ad nauseam (ça veut jusqu’à en avoir la nausée) Laisse-toi le droit d’être anxieuse et fatiguée. Donne-toi le droit d’être maussade et pique pique.


Bon automne tout le monde!


France P.




*À noter que nous tentons doucement d'intégrer l'écriture inclusive dans tous nos textes. Pour en apprendre davantage sur le sujet, nous vous invitons à consulter l'Office québécois de la langue française.

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