• Victor

La quête du bonheur; chercher un sens à sa vie

Peut-être parce que je fais partie d’une génération au sein même d’une drôle de génération. En effet, j’ai beau être un Y, reste que je suis issu d’un gap d’environ 5 à 10 ans de ceux qui ont grandi durant l’avant et l’après internet. Incluons, quelques années plus tard dans ce même gap, l’avènement du téléphone cellulaire. Je suis passé d’appeler mes amis pour jouer, à texter ces mêmes amis pour aller jouer à prendre une bière, rendu ado.


Peut-être parce que le monde n’a plus jamais été le même après le 11 septembre 2001. C’est peut-être tout simplement le film Le cercle des poètes disparus (1989), avec Robin Williams, qui m'a profondément marqué avec son fameux Carpe diem, lors de son visionnement en secondaire 3. Bon an mal an, ce principe a changé de nom pour devenir YOLO grâce à Drake et Zak Efron, symbole suprême des Y.


C’est peut-être parce que mon ascendant astrologique est balance. Il s’agit du signe astrologique de mes deux parents, qui plus est.


C’est peut-être parce que je suis borderline.


Bref, je sais pas.


- Ok, mais tu ne sais pas quoi?


C’est ça l’affaire, je sais pas. Je ne sais pas pourquoi ma vie me semble si compliquée et que je me sens si souvent assis entre deux chaises. Comment j’en viens à avoir mal à l’âme à force d’être troublé et tourmenté de la sorte. Pourquoi j’ai autant de difficulté à savoir ce que je veux, ce dont j’ai besoin pour être heureux.


Comprendre ma place

Ok, je partage mon quotidien avec la maladie mentale, mais ça ne peut pas juste être ça qui explique, non?


Je me cherche et je me cherche beaucoup. J’essaie de trouver la boussole qui indiquera l’orientation à donner à ma vie. C’est décousu dans ma tête, dans mon fort intérieur, si bien que j’ai ce sentiment qui vogue au-dessus de ma tête de me sentir à la croisée des chemins.


Plus je vieillis, plus ça me semble difficile. Je perds la fougue, l’intensité. Le poids de la vie est de plus en plus lourd à porter sur mes épaules. Je vois le verre à moitié vide, pour l’illustrer simplement. Est-ce juste moi?


***

Je dois avoir le bonheur difficile, car malgré mes prouesses, faits d'armes et d'accomplissements (surtout en tant que TPL), je ne me sens très peu souvent satisfait de ma vie. Je ne sais pas quand c’est rendu assez pour être heureux, j'en veux toujours plus.


C’est cocasse, disons-le ainsi, car je sais pertinemment que de l’extérieur ma vie semble si géniale. J’ai le don de la maquiller pour en camoufler les imperfections. Oui, elle est quand même belle ma vie, sûrement plus que la plupart des gens, c’est ça le pire. Cependant, j’en suis insatisfait et j’ai l’impression, voilà, que malgré tout ce que je pourrais faire, même en réalisant mes rêves les plus fous, que j’en demeurerais insatisfait.


Inaction

Plus haut, je stipulais me sentir assis entre deux chaises. Ces temps-ci, je me sens comme une petite biche égarée à la vue des phares d’une voiture; je fige. Surement par peur ou manque de courage. Par peur de ne pas faire le bon choix, qui sait?


Je suis au courant qu’on ne naît pas tous égaux, cependant, s’il y a au moins une justice sur Terre c’est que nous avons tous 24 heures dans une journée pour accomplir notre destinée. J’ai tellement l’impression de le gaspiller parfois. J’ai un million de projets, or rien ne se concrétise réellement. Je n’ai aucune mise en action.


Au moins, j’ai rédigé ce texte. c’est déjà ça...


Victor

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