• Julie

La maladie mentale, ce n'est pas...

Mis à jour : juil. 1

À chaque année, plusieurs programmes sont en place pour éduquer les gens sur la santé mentale. Malgré ceux-ci, les témoignages des gens qui m'entourent m'amènent à croire que les préjugés y sont toujours bien présents.


"Près de 20 % de la population du Québec, soit 1 personne sur 5, souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie. Pourtant, moins de la moitié des personnes qui souffrent d’une maladie mentale consultent un professionnel. L’OMS estime qu’en 2020, la dépression sera la 2e cause de maladie et d’incapacité, après les maladies cardiovasculaires." (*)


Parmi ces témoignages, du personnel de la santé attaqué sur leur lieu de travail, d'autres traumatisés d'avoir perdu un patient. Des gens de la sécurité publique, marqué par de nombreux appels de suicides ou la perte d'un collègue. Des gens accomplis, de tous les milieux, ayant subi un accident grave, de la violence conjugale, agression sexuelle, une erreur médicale... Qui vivent avec la dépression, un TOC, de l'anxiété...


Si ça pouvait parler, voici ce que dirait la maladie mentale :



J'ai donc décidé de prêter ma voix et celles des autres au service de cet exercice :


Si vous aviez à finir cette phrase, pour vous, ce serait quoi le(s) point(s) que vous aimeriez que les gens sachent?


La maladie mentale, ce n'est pas...


Contagieux,

Unique,

Rare,

Toujours visible,

Un choix,

Un visage, une profession, une situation financière,

Une question d'âge, de sexe, d'orientation sexuelle, de race,

Une réaction normale à un événement,

Tout noir ou tout blanc,

Simple ni facile, mais ce n'est pas insurmontable,

Un rétablissement seul, bien entouré, on peut y arriver,

Une sentence,

Une fatalité,

Aisément évocable,

Se sentir mal pour toujours,

Se sentir toujours mal,

Des gens reclus, ou toujours sur le party,

Impossible à côtoyer, au contraire, des amis(es/x) compréhensifs(ives/ix)

Une étiquette à apposer,

Ce qui nous définit,

Être paresseux(se/xe),

Ne pas vouloir travailler, mais un système défavorisant,

Être faible,

Être moins intelligent(e/enx),

Un signe de folie mais une maladie qui se soigne,

Un état qui devrait nous empêcher d'être reconnu(e/x), cru(e/x), avoir confiance,

S’apitoyer sur son sort, c'est bien réel,

Sans répercussion,

Résolu en un clin d’œil,

Comme un rhume qui disparaît de lui-même, il s'agit de véritable problème de santé,

Ce n'est pas que psychologique, c'est accompagné de symptômes physiologiques,


Ce n'est pas la fin du monde, c'est l'ouverture sur un monde différent.


Julie.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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