• France P.

La force tranquille

Il n’y a pas si longtemps, je suis allée visiter une centrale hydroélectrique et c’est fou comme j’ai fait des rapprochements entre son fonctionnement et celui de la santé mentale. Un peu comme si notre corps, qui est fait d’énergie, est une mini centrale hydroélectrique qui contrôle notre santé mentale. Je m’explique. 

Il y a plusieurs types de centrales et chaque type apporte une similitude avec notre santé mentale. Par exemple, celle pour le courant se tient droite et fière sur un courant fort et elle produit de l’énergie avec la force de l’eau. C'est moi qui transforme toutes les émotions qui passent dans ma tête en larmes lorsque le courant est trop fort ou en douceur lorsque le courant est faible. Je suis une vague d’émotions et je suis le courant pour en faire ma force douce et tranquille. 

L’autre type de centrale est à réservoir. On retient l’eau pour créer un courant stable et continue. Ça, c’est ma médication. C’est une façon que j’ai de rester stable et calme malgré tout ce qui se passe dans ma vie et dans ma tête. C'est une façon douce de rester équilibrée malgré le courant qui m’envahit. 

Je suis une force douce et tranquille. Je suis une énergie renouvelable. Je suis un courant à la fois doux et dangereux. Je suis moi. 


Chaque fois que je pleure, chaque fois que je ris, c’est un peu d’énergie que je dégage. Que ce soit positif ou négatif, je dégage quand même de l’énergie. Je dois me contrôler en créant des barrages dans ma vie, qu'ils soient chimiques ou physiques, voir même émotionnels. Je dois donner à mon âme la chance de se reposer mais aussi de vivre ses défis qu’ils soient petits ou grands. 

Chaque jour, chaque nuit, je revêtis un masque. Je cache mes joies, mes peines. Je cache mes angoisses, mes doutes. Je me montre si forte que j’oublie parfois que je ne suis qu'une énergie qui cherche à briser le barrage du masque. Je suis une personne dépressive, anxieuse et un peu schizo sur les bords. J’ai mes bonnes et mes moins bonnes journées. Chacune d’entre elles sont des journées qui me forment, me rendent forte ou faible. 

Je promets qu'un jour je vais être capable d’abattre le barrage et de laisser le courant passé. Mais pour le moment, je ne peux pas. Je ne peux pas montrer tout ce qui se passe dans ma tête. Je ferais trop peur à mes enfants, à ma famille. Un jour. D’ici là, je mets un masque, je monte un barrage et j’avance un pas à la fois! 

Bonne journée! 

France P.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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