• Lily

La dépression contre-attaque

Mis à jour : juil. 22

Encore une fois, de retour dans le bureau du médecin, pour finalement réaliser que les anti-dépresseurs que je prends depuis Juillet ne sont pas efficaces. Ma situation s’était juste améliorée quelque temps, mais la molécule n’était pas la bonne pour moi. C’est donc le retour dans les profondeurs noires de ma tête, et une nouvelle suite de pilules à essayer. Retour aussi en arrêt de travail, ce qui n’est pas nécessairement mieux.


Voyez ici le dilemme. Mes pensées, mes angoisses et mon anxiété m’empêchent de travailler. Mais en étant en arrêt maladie, ces mêmes choses ont libre court à passer dans ma tête et faire leurs dégâts. On rajoute par-dessus toute la solitude. Celle-là, elle m’a frappée fort.


Voyez-vous, avant ma transition, j’étais la personne forte. Je ne pleurais presque jamais, j’étais le pilier familial. J’encaissais les coups, j’aidais les autres à se relever, je réglais les problèmes. Je pouvais facilement passer des mois sans voir personne et ça ne me dérangeait pas tant que ça au fond. J’étais bien dans mes affaires, mon besoin affectif était assez limité. Je communiquais mon amour par des gestes à l’égard de ma femme et elle en faisait de même. Tout allait bien!


Qu’en est-il aujourd’hui? Tellement de choses ont changées. Parce qu’avec le temps, j’ai laissé tomber toutes mes barrières, l’une après l’autre. Et ça m’a rendue très vulnérable. C’est venu révéler des besoins qui avaient toujours étais réprimés, parce que « hey, voyons, un homme ça ne fait pas ça c’te genre d’affaire là, ou ça n’aime pas ça ces affaires-là ».

Je me sens comme une petite fille qui a peur du noir

Maintenant, au diable le jugement, mes murs sont tombés, pour la plupart. Et très malheureusement, c’est une personne très vulnérable, atteinte d’un fort mal de vivre, mal de l’âme qui en est ressortie. Je suis bien entourée de ma famille, mais je me sens tellement tout le temps seule. Et c’est très difficile à vivre, parce que c’est nouveau pour moi. Par-dessus tout, je suis vraiment très émotive (hormones go go!).


Je me bats, à tous les jours. J’ai des passes de bonheur, qui varie entre 30 minutes à quelques heures. Mais la déprime gagne beaucoup de terrain contre moi.


Je revois enfin ma psychothérapeute la semaine prochaine, avec l’espoir qu’elle puisse m’aider à faire le ménage dans tout ça. C’est très sombre dans ma tête là, tout de suite…


Il serait temps que le soleil sorte de derrière les nuages…


Lily.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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