• Mamanxieuse

L'anxieuse et le sport!

Ce matin, la journée commence par moi qui anticipe le départ de mon employée qui s'en va en congé de maternité dans quelques jours. Une anxieuse et le changement, jamais facile.


Je suis gérante depuis maintenant 14 ans. Le stress de la gestion est parfois insupportable au niveau de l'anxiété... je me trouve déjà très forte d'avoir survécu jusque là. J'vous avoue que ç'a été très difficile, mais j'ai aussi surmonté mes peurs et mes angoisses comme une championne. La majorité du temps.


Je n'ai pas toujours su que j'étais anxieuse. J'ai même fait une grosse dépression à 18 ans et je ne savais même pas. Je m'en suis sortie, mais quand je me rappelle de mon état d'esprit à ce moment là de ma vie, je me dis "ouin, j'étais pas correcte, mais pas du tout".


V'là 3 ans, presque 4 ans, après autant d'années sans sommeil qui s'explique par l'arrivé de 2 beaux enfants qui ne dormaient pas beaucoup, je suis tombée en burn out ou en crise d'anxiété permanente, comme j'appel ça. J'ai perdu 15 lbs en quelques semaines. J'ai passé 3 mois à ne pas conduire mon auto, à ne pas travailler, à avoir de la misère à rester seule avec mes enfants parce que j'avais peur de moi. Je n'avais pas peur de leur faire du mal, mais je ne me sentais pas moi même. Mon ex, leur papa, qui ne comprenait rien à ce que je vivais, se retrouvait alors obligé de rester avec moi en tout temps. Lorsque ça lui était impossible, il devait m'amener chez ces grand-parents avec les enfants. Je ne pouvais pas rester seule avec moi même. L'anxiété nous amène à toujours imaginer le pire.


Comment ça a débuté...

Ça faisait 5 jours en lignes que j'avais de la misère à dormir. Je me réveillais à des heures bizarres, plus capable de dormir. Je faisais alors les 100 pas dans la maison en plein milieu de la nuit. Je voulais manger, mais j'avais trop mal au coeur. Je n'en pouvais plus de m'assoir tranquille et de regarder la télé. Je n'étais plus capable. Plus capable de réfléchir à rien. C'était le vide dans ma tête. Je ne ressentais plus rien. Pas d'amour, pas de peine, RIEN. Pourtant, les semaines d'avant, je pleurais souvent pour rien. Ça aurait déjà dû être un signe, mais je ne les connaissais pas.


Un matin, à mon réveil, j'ai appelé mon médecin de famille, qui a accepté de me prendre d'urgence entre 2 patients. À mon arrivée, la secrétaire a ressenti ma détresse. Et croyez moi, je l'étais, en détresse. C'est à ce rendez-vous là que mon diagnostic a été prononcé : Anxiété généralisé et dépression. J'étais anéantie. Je savais déjà que j'étais très anxieuse, que j'avais déjà fais des crises, mais là, en plus on m'annonce que j'allais devoir me médicamenter. Une claque dans face. Vous auriez dû me voir quand je suis arrivée chez moi. Je n'avais pas digéré. Je regardais cette minuscule pilule comme si c'était le démon.


Je dois explique que c'est génétique pour moi. Ma mère, mon père, mes frères et soeurs ont tous un diagnostic. Psychoses, bipolarité, anxiété... Je me doutais que je ne m'en sortirais sûrement pas seule. J'ai donc fini par la prendre, la pilule, 5 jours après.


La première pilule qu'on m'a prescrite, j'étais allergique. Je vous épargne les détails. Mais inutile de dire que j'étais découragée. Par contre, la deuxième a littéralement changé ma vie. Ç'a pris du temps et du travail sur moi même, bien sûr, mais j'ai remonté la côte tranquillement pas vite. En cours de route, j'ai découvert un sport qui m'a beaucoup aidée.


Je fais du crossfit, ce qui explique mon image ci-dessous. Ce sport, j'en fais depuis maintenant 4 ans. Et depuis, je vais encore de mieux en mieux. Mon anxiété est beaucoup moins intense. Mon parcours n'a pas été facile et ne l'est toujours pas du tout. Je vais vivre avec mon anxiété toute ma vie, mais maintenant. j'apprends à vivre avec.


Je vous laisse avec cette phrase qui en dit long: C'EST ENSEMBLE, QU'ON S'EN SORT SEULE.



Maman anxieuse.


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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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