• Julie

L'anxiété

Mis à jour : juil. 1

"Dans le trouble d’anxiété généralisée, l’anxiété est presque toujours présente.  La personne s’inquiète de tout : du futur, de sa santé, de ses relations, de ses finances, de l’état de la planète… Cette inquiétude sera démesurée et prendra beaucoup de temps dans la journée, réduisant la capacité de la personne de fonctionner.  C’est comme si elle avait une intolérance à l’incertitude qui est partie intégrale de la vie." (1)


Mon premier souvenir d'anxiété se situe à l'adolescence. Je devais prendre 2 autobus pour me rendre à l'école. 5 à 7 minutes de route totale. Je restais des nuits entières éveillée à me tourmenter pour ce simple trajet. Je décidai finalement de marcher. 20 à 30 minutes de marche n'était rien pour moi si ça me permettait de ne plus angoisser.



À l'âge adulte, j'ai fait une crise de panique, mais ce n'est que des années plus tard que j'ai compris ce que c'était.


À 30 ans, mon père a été hospitalisé. Je venais d'être transféré de succursale à mon travail.

Durant l'hospitalisation, ma mère est sous le choc, incapable de prendre de décision. J'enfonce tous sentiments pour pouvoir gérer le travail, les décisions médicales, la santé mentale de ma mère, le rétablissement de mon père. Ne pas dormir la nuit faisait partie de mon quotidien.


Après 3 mois d'hospitalisation, mon père décède. À notre retour de la cafétéria, un membre du personnel nous attend dans le corridor, sac à dos à l'épaule : "Vous êtes la famille de M.(...)? On pense qu'il est mort...".


Durant les funérailles de mon père, mon travail insiste pour connaître ma date de retour.


Non. Assez, c'est assez. Je suis un être humain, j'ai droit à mieux. Je changeai de travail et demandai de l'aide.


J'ai décidé de consulter un(e) psychologue. L'aide fournis ira bien au-delà de ce que je m'attendais.


Après 6 mois de consultation, cette fois, parce que j'y retournerais plus tard, voici mes conclusions et ce que j'en ai tiré de plus utile :

  • L'anxiété est une peur disproportionnelle et irrationnelle comparé aux événements réel.

  • En état de crise, la meilleure solution, pour moi, est d'utiliser la pleine conscience;

  • "La pleine conscience permet à la personne de recentrer son attention sur le moment présent. Elle peut s’avérer utile dans plusieurs situations, entre autres lorsque la personne vit un sentiment d’irréalité. Pour se faire, utiliser ses 5 sens pour ramener son attention dans le moment présent peut être efficace." (2)

  • Concrètement, pour moi, ça veut dire me répéter par exemple : "Je suis assise sur le divan, je regarde la télé, j'entends les oiseaux dehors, je vais bien." Sans cesse, jusqu'à ce que la crise passe. Plusieurs méthodes existent, celle-ci me convient.

  • Assigner du temps pour prendre soin de soi est important et avoir une bonne hygiène de sommeil (3).

  • Le cerveau serait incapable de dormir tant qu'il réfléchit. Il s'agirait d'un réflexe imbriqué à la préhistoire permettant à l'homo sapiens de rester éveillé en présence de danger. Je devais donc m'assurer de mettre mon cerveau à "off".

  • Des exercices de respiration comme la cohérence cardiaque et la relaxation progressive sont 2 outils qui m'ont grandement aidé (4). Autant en état de crise qu'à me préparer à dormir.

  • Être franche. Le jour où j'ai enfin dit, voici ce que j'ai besoin pour être bien, mon entourage a compris.


En comprenant ce qui se passe, les rouages de mon cerveau, l'incertitude, le manque de contrôle est moins présent. Voici ce qui moi, m'a enfin aidé.


Julie.







Référence :

  1. Association des médecins psychiatres du Québec

  2. Université Laval du Québec / Psychiatrie

  3. Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada

  4. Université Laval du Québec / Texte et outils / Stress et anxiété scolaire





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