• Andréa

L'épidémie silencieuse


Tu n'as pas besoin de suivre les médias pour constater la hausse de détresse psychologique chez les jeunes et les moins jeunes. L'augmentation de l'anxiété, de l'anxiété, des troubles alimentaires... Cela peut s'expliquer notamment par les étudiants qui sont dépaysés face aux cours en ligne, les employés qui manquent d'heures de travail et donc de revenus, l'isolement face aux mesures.


Et quelles mesures concrètes sont posées ?


On nous dit qu'il y a de l'aide à notre portée, pourtant on me renvoie chez moi lorsque je vais à l'hôpital. Pourtant, cela prend des mois pour voir un psychologue. Sinon, on te propose d'en payer un à 100$/h.


Et si t'es étudiant ? Et si tu as des d'enfants à la charge ?

Et si ça n'allait pas bien aller...


Ce n'est pas en un appel, avec des conseils donnés à la vite qu'on va guérir. Quand tu ne manges plus, que tu ne dors plus, que tu n'es plus fonctionnel, tu ne peux pas attendre. Tu ne peux pas mettre ta maladie sur pause le temps que les choses se calment.


Pourquoi parle t-on davantage du virus que de notre bien-être ?

Pourquoi ne voit-on pas l'autre côté du mur, l'épidémie qui se développe en parallèle à la COVID-19 ?


Aujourd'hui, je suis en colère et j'ai le droit. Je suis fâchée qu'on dise à des patients psychiatriques que les choses vont se placer, qu'il faut garder la tête haute. Ils ont BESOIN d'un plan de traitement, car les maladies mentales sont plus robustes que des phrases préfabriquées pour remonter le moral.


Je sais qu'on a pas beaucoup d'énergie lorsque notre mental est à plat, mais bats-toi ! Obtiens les services dont tu as besoin et dont tu as le droit. C'est plate à dire, mais tu dois insister et en mettre.


T'es important et toutes tes émotions sont valides.


Andréa

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