• Audrey

Jusqu'où je dois pousser ma limite

Mis à jour : sept. 5

Non mais c'est vrai. Jusqu'à quel point je dois sortir de ma zone de confort? J'ai souvent, peut-être même trop souvent, voulu me dépasser. Mais était-ce toujours la meilleur chose à faire?


Sérieusement, plus j'y réfléchis, plus je me dit que parfois, selon certaines situations, j'ai peut être poussé ma «luck» trop loin, comme on dit. À un tel point que, par la suite ou même pendant que je me dépassais, mon hamster se mettait à tourner. Ma machine à question partait. Est-ce que je fais le bon choix? Ma décision est-elle la bonne? Sans le savoir, je nourrissais mon anxiété à fond la caisse.


Parfois, non. Par moment, je me sentais bien dans mon dépassement de soi. Sûrement que je me dépassais juste assez, que c'était la que se trouvait ma limite. Mais bien souvent, lorsque je sentais quelque chose monter en moi, une genre de boule dans mon estomac, c'est parce que je ne faisais pas la bonne chose. Ma limite était sûrement déjà dépassée. Et là, c'était trop tard.


À présent, j'essaie le plus possible de m'écouter et de me respecter. D'y aller selon mes capacités. Mais encore là, c'est un travail de tous les jours. Car sinon, si je me dépasse, je dois me gérer par la suite, et c'est doublement épuisant. J'essaie de plus en plus de me respecter, mais surtout, de me faire respecter, et ce, dans toutes les sphères de ma vie. Question de ne pas devoir faire face à une situation qui m'épuise plus que nécessaire, et devoir traîner cette fatigue des jours. Il est important de savoir dire non, de se mettre des "arrêts" et se questionner. Est-ce que je fais la bonne chose? Ma décisions est-elle la bonne? Et si je ne suis pas bien avec ça, je ne le fais pas.


J'ai l'impression, je suis peut-être la seule ou c'est mon anxiété qui me fait penser ça, mais on dirait que de nos jours, on a beaucoup de pression sociale à sortir de nos vieilles pantoufles usées, si confortable et qui sont l'image parfaite, à mon avis, de nos limites. On a une certaine pression de vouloir plaire et bien faire, donc on se dépasse sans réfléchir à si on en a réellement envie. On ne pense pas à si on le fait pour soi ou pour les autres. Et elle est là l'erreur. Si nous ne faisons pas les choses pour soi, mais pour les autres, on ne se respecte pas. C'est donc à ce moment précis que, si on décide de ne pas s'écouter, ça peut devenir inévitable, l'anxiété et l'angoisse nous prend.


C'est drôle, mais ce soir, en écrivant ces lignes, le dicton ou la phrase (appeler ça comme vous voulez) qui me vient en tête est : On est jamais mieux servi que par soi-même. Et c'est tellement ça, en quelque sorte. On est les seuls à connaître réellement nos limites car elles sont les nôtres. Au lieu de les pousser pour plaire, pourquoi ne pas pousser nos limites assez pour se respecter?


Audrey

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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