• France P.

Quand mon trouble schizo-affectif m'empêche de veiller tard

Mis à jour : oct. 19

Comme vous le savez, j’ai un petit côté schizo. Je suis même schizo affective. Je suis donc quelqu’un qui peut halluciner des choses dans ma vie de tous les jours et je me parle seule une fois sur deux (présentement je suis entrain de réciter le texte que j’écris en me tapant sur les doigts que je ne fais pas de sens). Et l’été est franchement la pire saison pour moi! Elle et ses insectes me rendent complètement chèvre! À un point où, oui, je les hallucine, eux aussi.

Une chose que ma psychiatre m'a toujours dit est de faire attention à ne pas halluciner d’insectes sur moi. Oh really? Et l’été je fais quoi? J’ai des shorts qui ont un ruban à la base et j’hallucine une mouche sur ma jambe dès que le vent souffle. Je vois un maringouin et je pense que je me fais piquer aux 2 minutes (le tout accompagné de plusieurs claques dans le vide).

Je suis aussi plus portée à “twitcher”. Ce que je veux dire par là, c’est que vais sursauter plus facilement, je vais regarder partout autour de moi sans arrêt et penser que rien ne va. Je suis, comment dire, très paranoïaque, l’été, que quelque chose arrive. L’hiver? Pas d’insectes pour me faire paniquer, pas de vent chaud comme un souffle … rien que le froid de la nuit. 

Je suis allée avec des amies passer une journée sur la route. Le soir, il était temps que je rentre. Mon manque de routine dans mes médicaments, le verre de vin, les insectes et l’heure qui passait devant mes yeux étaient toutes des raisons pour lesquelles Jessy m'a dit de rentrer chez moi. J’étais rendue à pratiquement me taper aux 2 secondes à cause des insectes. Je pleurais presque, je sursautais. J’étais à la limite de ce que je pouvais encore supporter. Une chance que rendue chez moi j’ai pu prendre mes médocs et dormir.

Faut dire que ça n'a pas aidé qu'elle me fasse pleurer, car elle me disait être fière de moi. Ça n’a pas aidé d’entendre quelqu’un dire que je suis une personne forte, car je le suis... mais ça c’est une autre histoire. Celle où je vous parlerai de comment je ne suis pas capable d’accepter les compliments. 


Souvent, surtout lorsque je conduis, je dois tout arrêter et respirer. C'est un peu comme si mon cerveau travaillait trop fort à analyser tout ce qui se passe autour de moi. Souvent, je dois laisser Lily prendre le volant, car une pensée s'est infiltrée dans ma tête et ne veut plus partir. Je fige en conduisant (très sécuritaire nous dirons donc) et je raidis. Je deviens raide comme une barre et je dois faire très attention pour me stationner et ne pas causer d'accident. Alors imaginez quand je conduis de soir?

Je ne suis plus faite pour veiller tard on dirait bien. 

Bonne soirée, 

France P. 

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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