• Andréa

Je ne l’ai pas eu facile, mais toi non plus

Mis à jour : août 27



« J’aurais voulu l’avoir plus facile. J'aurais aimé grandir dans une famille comme celle de mes amis.»

Cette phrase, je me l’ai bien trop répétée. Mais entre ce qu’on veut et ce qu’on a vraiment, il y a un océan. Pis souvent, on s’y noie. Souvent, ce n'est pas le plus beau qui tombe sur nous. Bien trop souvent, on voudrait un paradis, mais, à la place, le ciel s’effondre sur nous.


Mais tu sais, si je te demande qui n'en a pas rushé, tu ne sauras probablement pas quoi répondre. Car qui n’a jamais éclaté en sanglot au beau milieu de la nuit ? Qui n’a jamais feint un sourire, alors que c’était le chaos à l’intérieur ? Qui n’a jamais été épuisé à vouloir tout lâcher ? Qui n’a jamais pensé se prendre un aller simple vers Cuba et ne plus jamais revenir ?


Qui, un jour, n’a jamais voulu en finir ?

Si t’en connais, dis-moi, car ça me torture de ne pas savoir.


Je n'ai jamais vraiment eu un refuge pour les jours de tempêtes, je n’ai pas toujours eu une main à saisir quand j’avais peine à me tenir debout. Je suis partie plus loin que tout le monde sur la ligne du départ. Pis j’ai tellement voulu rattraper les autres que je me suis épuisée. Bien trop souvent, j’ai eu mal et j’ai seulement tenté de cacher cette douleur, d’enterrer mes craintes au plus profond de moi.


Mais tous les deux, on la connait la game : ça refait toujours surface.

Tôt ou tard.

Cette sensation de crouler sous la terre ferme.

Mais toi pis moi, on n'est pas pareil. Pis j’le sais, pis tu l’sais. J’ai aucune idée par quoi t’es passé. Peut-être que t’as été un enfant de la DPJ, peut-être qu’on ne t’as pas traité comme on aurait dû ou peut-être que t’as trébuché quelques fois sur ta route. Je ne baliserai rien, je ne te dirai pas ce que t’aurais pu faire ou ce que t’aurais dû faire. Je ne suis pas là pour ça.


Car, peu importe ce que t’as vécu, c’est pas ta faute.


Bien trop souvent, j’ai pensé que je ne méritais pas ma place. Mais malgré ma peine, j’ai tout donné, bien plus que j’ai pu. Et j’en ai perdu mes couleurs.


Mais je suis ici aujourd’hui, plus forte que jamais. Je me suis relevée le jour ou j’ai accepté que je n’étais pas comme les autres et que je ne le serais jamais. Que jamais je ne pourrais retrouver ce dont j’ai manqué, ce que j’ai perdu dans le passé. Que le seul choix qui me restait, c’était d’avancer ou de continuer à être une victime. Mais j’ai décidé de me relever et d’avancer malgré le retard que j’avais.


Alors, sache que peu importe ce que tu traverses, il y aura une lumière au sommet de la montagne allumée pour toi.


Parce que tu mérites mieux que ce qu’on a pu t’offrir.


-Poète à l'eau de rose.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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