• É.

Je me suis fait violence

En ce début d'année, j'ai tenté de faire du journaling, de recommencer à écrire mes gratitudes et mes qualités, à tous les jours, sans parler d'essayer d'intégrer la méditation. J'avais envie de me mettre dans une vibe positive. Je voulais commencer l'année du bon pied, voir mes capacités, ce qui fait de moi la jeune femme que je suis.


J'étais sur mon high et motivée à faire de 2021 MON année.


Et, je ne vais pas mentir, j'ai pris une méchante débarque.

J'ai réalisé à quel point, inconsciemment ou peut-être consciemment, je me faisais violence.


Je me demandais pourquoi j'étais incapable d'intégrer une nouvelle routine, malgré toute ma bonne volonté, pourquoi je n'étais pas capable de trouver de nouveaux objectifs pour l'année.


Et pourtant, la réponse résonnait dans ma tête et tout mon être.


Derrière chacune de ces séances de gratitude, de journaling, je pensais à ce que je faisais de mal, ce que je n'étais pas, ce que j'aurais aimé être avant même de penser à ce que j'avais accompli. Chacun de ces mots positifs étaient assaisonnés de négativité.


"Tu ne t'es pas entraînée aujourd'hui."

"Tu manges de la malbouffe… encore?"

"Tu as tellement chialé aujourd'hui, wow."


Je me gave de faux positivisme qui me fait vomir la négativité par tous mes orifices.


Une fois de plus, de trop, je ne me laisse pas vivre mes moments.

Je ne me permets pas de descendre à mon plus bas. Je continue de juste marcher et marcher jusqu'à ce que, finalement, je ne vois plus le bout et que mes pieds saignent.

Je ne me laisse pas respirer, prendre une pause, aiguiser ma mine.


Je me suis fait violence en voulant aller mieux, trop vite et tout faire en même temps.


À vouloir me lever trop tôt le matin.

À vouloir changer mon alimentation sans préavis.

À vouloir perdre mon surpoids en trois mois.

À tellement penser de respirer que j'en dors trois heures par nuit.

À vouloir être positive tout de suite, maintenant sans prendre compte de mon état présent.


J'ai tellement voulu laisser cette dernière année derrière moi, ne plus jamais y revenir, que je ne me suis pas laissée le temps de guérir des blessures de cette dernière, d'en assimiler les séquelles.


Et pourtant, c'est tellement important, de commencer par le commencement.


-É.

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