• France P.

J'ai créé mon propre modèle

Mis à jour : sept. 5

Ma fête approche. 33 ans dans quelques jours. Et qui dit ma fête, dit remises en question, insécurités, angoisses et autre. J’écrivais à ma femme tout à l’heure que ça ne fait peut-être aucun sens, mais dans ma tête, je me sens à part. Je me sens weird. Déconnectée de la réalité. J’ai besoin d’attention, de voir qu’on ne m’oubli pas. Je veux des surprises positives, car je n'en peux plus du négatif dans ma vie. Que j’ai besoin de me faire montrer que je suis importante pour quelqu’un. Ça doit être la conversation d'hier avec ma mère qui a encore laissé des traces. T'sais, quand ta mère appelle avec une voix grave, tu sais que quelque chose est arrivé. Tu t’attends juste pas à ce que ce soit la mort du chien de sa meilleur amie. Encore une fois, les autres sont plus importants que moi.


Je parlais d’ailleurs de ma mère à ma thérapeute et elle est claire. Je dois faire le deuil de ma mère. Je ne serais jamais une fille à part entière. Elle a toujours été la maman de tout le monde, la meilleure amie de tous et chacun. Mais moi? ...


Question de ma thérapeute : Votre mère était avec qui la journée de vos 18 ans?

Moi : Elle aidait une amie à accoucher. J’ai fêté mes 18 ans dans un party de bureau. Même pas un bonne fête, juste un "regarde comment la petite est cute".


Autre question : Vous avez eu quoi pour vos 12 ans?

Moi : Une mijoteuse et un fer à repasser. Et ma mère a renchéri : "bah tu sais, si tu ne le veux pas le cadeau ça m’arrange, car je le voulais pour moi, mais je devais te donner quelque chose. Ça blesse et laisse des traces.

Ma grande princesse qui rigole à mes blagues vaseuses

Par contre, ça a développé un penchant chez moi pour être une maman. Je suis la maman de tout le monde. Parfois, j’ai même l’impression d’être trop une maman. J’ai l’impression d’être de trop tellement je surprotège tout le monde. Je suis le genre à amener des lunchs à mes collègues qui n’en ont pas. Comme ces temps-ci, j’ai pris d’affection une collègue dont la famille est dans un autre pays et qui attend sont premier enfant. On dirait que j’ai besoin de protéger les gens autant que moi je ne l'ai pas été. Mais faut dire que ma collègue est franchement géniale et qu'elle m'a aidé à passer la dernière année sans finir en pleurant dans un coin.


Comme tout à l’heure, je parlais avec ma fille en revenant de l’école (elle a une migraine la belle puce) et elle me disait : « Tu sais maman, avec toi je me sens aimée et protégée. J’ai confiance que rien va m’arriver quand tu es là » et je suis partie à pleurer. Je ne peux même pas dire ça de ma propre mère. Ça veut dire que j’ai réussi à ne pas être elle! J’ai réussi à être présente, à être une vrai maman pour mes enfants!


Good job F! Tu a réussie quelque chose… Tes enfants!


Miss F

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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