• É.

J'ai cessé la contraception hormonale

Veuillez noter que ce texte est basé sur une expérience vécue par la collaboratrice. Toutes décisions concernant votre santé physique et mentale doivent être discutées avec un ou une professionnel/lle de la santé. De plus, ce texte ne reflète pas l'opinion de la collaboratrice face à la contraception hormonale.

Fin 2020, avec l'hiver qui arrivait, ma dépression se faisait ressentir de plus en plus. Mes hormones étaient complètement déréglées, j'avais mes règles n'importe quand à travers mon cycle et ce, malgré ma pilule contraceptive. Je pleurais souvent, j'avais des crises alimentaires de plus en plus fréquentes et je n'avais plus de volonté pour quoi que ce soit.


Par curiosité, je me suis penchée sur l'impact que la contraception hormonale peut avoir avec la dépression chez la femme et les pensées vagabondes. Les résultats de mes recherches m'ont pris de court et ils ont installé un doute dans ma tête concernant ma propre prise de contraception.


J'ai pris le temps d'en discuter avec ma médecin de famille. En regardant mon dossier, on a bien remarqué qu'en 9 ans, j'avais changé 4-5 fois de pilules contraceptives tout en augmentant le taux d'œstrogène de celle-ci à chaque fois. Elle est donc arrivée à la conclusion qu'il pourrait être bon pour moi de faire un test et de prendre une pause de la pilule contraceptive.


Après avoir consulté un deuxième professionnel de la santé, nous avons conclu de cesser de prendre la contraception pendant deux à trois mois pour voir comment je réagirais. Si j'étais pour avoir des hauts et des bas ou si c'était stable au niveau de ma dépression.


Les trois mois ont passé et je voyais une amélioration. J'ai donc prolongé sur six mois et puis j'ai pris la grande décision. En décembre prochain, ça va faire un an que j'ai cessé toute contraception hormonale.


Sincèrement, ça va mieux. Je dis mieux et non bien, car ça m'arrive encore d'avoir des légères périodes de blues. Toutefois, j'en ai beaucoup moins qu'avant en plus d'être moins intenses. De fil en aiguille, ça veut aussi dire que mes crises d'anxiété ont diminué également, autant en fréquence qu'en intensité.


Si c'est le premier texte que tu lis de moi, ce qui est particulier de mon diagnotic, c'est que mes symptômes de dépression et d'anxiété sont au même niveau. Pourquoi? Parce que mes symptômes anxieux déclenchent mes symptômes dépressifs et vice-versa. Il y a donc toujours un petit nuage gris qui me suit partout et qui est prêt à libérer la tempête à tout moment.


J'ai donc pris le temps d'écouter mon corps, de me confier sur mes inquiétudes et je suis allée chercher une aide qui m'a permis de finalement faire passer quelques rayons de soleil à travers mon petit nuage gris.


Et c'est une victoire pour moi.


-É.




*À noter que nous tentons doucement d'intégrer l'écriture inclusive dans tous nos textes. Pour en apprendre davantage sur le sujet, nous vous invitons à consulter l'Office québécois de la langue française.






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