• Laurie

Et si on parlait de santé mentale comme on parle de santé physique ?

Tiens, je lance l'idée comme ça. Et si on arrivait, un jour, à aborder le sujet de la santé mentale au même titre qu'on aborde le sujet de la santé physique ?


Parce que trop souvent, les mots "santé mentale" semblent être interprétés négativement. Pourtant, les deux mots à eux seuls n'indiquent pas si celle-ci est bonne ou mauvaise. Parce que c'est ça la réalité. Une santé mentale, on en a tous une. Et son état, tout comme l'état de notre santé physique, est variable. Certains jours, ça ira super bien. D'autres, ce sera plus difficile.


"Et puis, comment va la santé?"
"Ah j'ai eu une bonne grippe cette hiver, mais là, je suis en pleine forme"

J'ai toujours un petit pincement au cœur, quand j'entends ce genre de conversation. Parce que ta santé, c'est général. Pas juste ton corps y a droit, mais ta tête aussi.


"Et puis, comment va la santé?"
"Ah j'ai eu une grosse période de stress, mais là, tout est sous contrôle"

Ça, c'est le genre de conversation que j'ai hâte d'entendre. J'ai hâte qu'on accorde davantage d'importance à notre santé mentale. J'ai hâte qu'on accorde autant d'importance à notre santé mentale qu'à notre physique.


On sait tous, ou presque, ce qu'on doit faire pour prendre soin de notre santé physique. On fait attention à notre alimentation, on fait du sport, on s'assure d'avoir un bon sommeil, on ne fume pas, etc. Tout ça, on le fait fréquemment, voir quotidiennement. D'ailleurs, on nous inculque ce genre de valeur dès notre enfance. Nos parents nous envoient jouer dehors dès que possible. Ils nous font faire des siestes et nous couchent à des heures respectables. Ils nous servent de bons repas malgré nos envies de manger que du sucre. Bref, ils nous apprennent à prendre soin de notre santé physique. Et la plupart du temps, ils le font sans même s'en rendre compte puisque c'est dans la mentalité de notre société.


Pour ce qui est de notre santé mentale, par contre, c'est une autre histoire. Il y a 1001 habitudes de vie qu'on peut prendre, et ce, dès notre jeune âge. Malheureusement, on attend trop souvent d'aller mal pour mettre en place quoi que ce soit. Il faut dire qu'on n'est pas très encouragée à être à l'écoute de notre cœur et de notre tête. On attend de nous de l'efficacité, de la productivité, de la rapidité. Pas le temps de prendre le temps, de s'asseoir quelques minutes et de rester seul avec nos pensées et nos émotions. Ça ralentit le groupe, comme on dit. Pourtant, ce serait le meilleur moyen de ne pas perdre un joueur en plein milieu de la «game» parce qu'il s'est oublié en chemin.


Je rêve d'un monde où on apprendra d'emblée à nos enfants à faire des exercices de respirations régulièrement, à pratiquer des activités comme le yoga ou la méditation, à prendre du recul face à certaines situations. Je rêve également d'un monde dans lequel tous les enfants tiendront un journal intime et que ces derniers soient pistés un peu sur ce qui est important d'y noter (nos forces, nos bons coups, nos émotions, etc.). Mais je rêve surtout d'un monde dans lequel les émotions auront une plus grande place. Que dès l'enfance, on apprendra à les reconnaître, à les nommer et bien évidemment, à les accepter, quelle qu'elles soient.


Un monde où la vulnérabilité et l'humilité primeront sur l'orgueil et le jugement.


Un monde où la santé mentale aura tellement d'importance que les humains prendront celle-ci en mains et seront inévitablement plus heureux.


Laurie.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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