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Essoufflée

J’ai toujours de la difficulté à respirer; le souffle coupé. J’ai l’impression de marcher sur des oeufs chaque jour qui passe. Ma tête ne s’arrête jamais de penser. Je suis fatiguée de combattre. J’aimerais vivre et non survivre. Je suis incapable d’accomplir quoi que ce soit et même si c’est le cas, je ne m’en attribue pas le mérite. Je n'ai aucune estime de moi-même. Vraiment aucune. Je vis pour plaire et, plus le temps avance, plus c’est pire. Je dors la moitié de mes journées et je peux passer des heures dans mon lit à regarder des vidéos sur internet. Je joue à des jeux vidéos ou écoute des films pour m’évader de la réalité.


Je sais que le mieux pour moi serait d’adopter un mode de vie sain mais ma tête est si pleine que je ne sais pas par où commencer et comment. Je ne prends même pu la peine d’exprimer à mes proches comment je me sens, j’aime mieux me dissocier. Le problème est que c’est flagrant que rien ne va. Je fais juste dormir, je pleure pour n’importe quelle raison, je ne suis pas motivée etc. J’ai de la difficulté à me trainer sur mes deux pattes. Je me sens comme une moins que rien parce que ça fait des années que c’est ainsi. Je prends mes médicaments pour l’anxiété et l’insomnie mais je ne sais pas si ça m’aide vraiment. Ma psychiatre est en arrêt maladie donc je me sens un peu seule au monde. Je suis aussi tannée de mettre tout ça sur la faute de la maladie, je me dis que je devrais être plus forte que ça et je me compare sans cesse aux autres même si je sais que c’est malsain.


Mes tocs sont encore plus présents. Dans ma tête, une voix me dit de faire si ou ça sinon toute ma vie en sera chamboulée. Je fais donc ce qu’elle me dit. Souvent quand j’en parle les gens me disent: Faut que tu te raisonnes, c’est dans ta tête. Oui je sais mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Je ne peux pas me permettre d’être heureuse. Si je le suis, je m’imagine le pire. Il y a tellement de choses pour lesquelles je suis incapable de me pardonner. Si quelqu’un me fait une reproche c’est la fin du monde, je me dis que c’est la fin pour moi. Je suis incapable d’accepter aucune critique, car je m’en fais déjà tellement que c’est difficile à digérer par la suite. Je suis laide, grosse, paresseuse, pas intelligente, pas assez si, pas assez ça. Des phrases qui me raisonnent à longueur de journée.


Je garde espoir qu’un jour je serais capable de m’aimer et de me faire confiance. J’aimerais avoir une baguette magique, mais ce n'est pas si simple que ça. J’ai hâte d’entamer mon cheminement vers la guérison. J’ai tellement de noeuds à défaire, par où commencer?

-L.




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