• France P.

Dormir c'est pour les faibles et je suis faible

Mis à jour : sept. 5

Il est minuit. Cela fait 2 heures que je tourne en rond dans mon lit avec ma tête qui part de tous les coté. Tout est bon pour me garder éveillée. Ma femme qui se tourne, la voisine d’en haut qui se couche, une pensée sur le fait que je sois en maladie, une pensée à ma mère en vacances, une pensée à mon fils qui a une journée pleine demain à l’école et que ses lunette ne sont pas encore arrivée. Le tout accompagnée d’une chanson des plus étrange qui tourne en boucle entre mes 2 oreilles.


Ma psychiatre a décidé de me donner 2 semaines pour reprendre un rythme de vie, mais surtout de sommeil normal. Depuis février, je suis abonnée aux somnifères, relaxants et mélatonines pour réussir à dormir. Depuis 6 mois, j’ai l’impression d’être de retour au temps de la naissance de mon fils. Je suis de retour au temps de ma vie où dormir 4 heures était suffisant pour survivre. Petit problème: mon fils a 6 ans et fait ses nuits depuis 4 ans et demi. Je devrais aussi être capable de faire les miennes… non?


Dès que ma tête se pose sur l’oreiller, la machine à penser embarque. Si seulement je pouvais brancher ma tête sur une machine qui écrit mes pensées, je serais riche à l’heure qu'il est. J’ai des idées à la seconde. J’en suis au point où je ne veux plus dormir, car je sais que dès que je vais essayer, je vais paniquer devant le nombre de trucs qui va se bousculer à la porte de mon inconscient. Question d'être sûre qu’encore une fois, je passe une mini nuit ou bien une nuit blanche carrément. Encore une nuit où pour juste imaginer dormir, je vais devoir me prendre un relaxant ou un somnifère. Encore une nuit à regarder le plafond en comptant les moutons, en créant des listes, en chantant des chansons. Encore une autre nuit à tourner en rond, à user mon matelas alors que je ne l’utilise pas vraiment.


Si je prends un relaxant, adieu les filtres! Ma conjointe peut me demander ce qu'elle veux et je vais répondre. Un peu comme ce soir, d’ailleurs. Et puis, la fatigue va embarquer et les chansons avec! C’est automatique. Avec les relaxants, je vais chanter dans ma tête les chansons les plus stupides possibles. Hier, c’était « La danse d’Hélène » et avant-hier, c’était « C’est soirée là ». Même pas une chanson douce pour me calmer! Nonnnn de la pop bonbon!


Puis vient les somnifères. Je déteste les prendre! Je me réveille tellement tard le matin après ça. Mon corps utilise ces petites pilules pour me faire reprendre assez de sommeil. Je ne me réveille pas tant et aussi longtemps que je n’ai pas un minimum de 10 heures. C’est pratique pour les jours où je travaille, ça (sarcarsme ici). Je me réveille la bouche ultra pâteuse et le corps endolori tellement je suis restée prise dans la même position. Je suis couchée en étoile dans le lit et je sais que j’ai mis ma femme en bas du lit en plein milieu de la nuit.


Donc voici ma réalité pour cette semaine. Je dois me bourrer de somnifères et autre pour récupérer un peu d’énergie mentale et établir un cycle de sommeil pas trop mauvais. Tout ça dans le but d'être capable d’avoir une vie d’humaine au travail qui est potable. Je dois, pendant ces deux semaines-là, prendre soin de moi et redevenir tranquillement la personne éveillée et motivée que je me sais capable d’être.



Moi au réveil sans ma cafeine


Je veux arrêter de penser avant de dormir. Je veux dormir… that’s it!

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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