• Andréa

Divergente: mon histoire



Bonne nouvelle ! Aujourd'hui, c'est mon anniversaire et mon roman est accessible au public sur le site d'Une Tempête à la fois. J'en suis énormément reconnaissante et j'espère qu'il pourra aider au moins une personne. C'est un projet sur lequel je travaille depuis plus d'un an et j'ai décidé de le rendre lisible à d'autres pour mes 19 ans. Divergente, c'est mon histoire. 


C'est l'histoire d'une jeune femme qui se sent différente et qui essait du mieux qu'elle peut de se sortir la tête de l'eau. C'est l'histoire d'une personne souffrant du trouble de la personnalité limite, d'anxiété et d'autres troubles de santé mentale. Plusieurs sujets sont abordés: adolescence, consommation, relations interpersonnelles et bien plus ! À la fin, je présente un coffre à outils que j'ai développé au fil des années.

« À l’adolescence, j’ai développé une profonde noirceur intérieure. J’ai vécu une grande détresse émotionnelle qui, malgré l’aide qu’on m’a fournie et le fruit de mes efforts, ne cessait de prendre de l’ampleur. Je n’ai pas su arrêter cette tornade qui grandissait en moi. Puis, j’ai perdu le fil du temps en arrêtant de vivre. J’ai paralysé devant ce train qui s’en venait vers moi à vive allure. La souffrance fut bien trop grande pour pouvoir être en mesure de sortir respirer l’air frais, sentir les feuilles d’automne tomber sur moi. C’était comme si j’avais pesé sur un bouton d’arrêt et je voyais ma vie défiler devant moi sans même pouvoir l’intercepter. Impuissante, je sanglotais devant ce film qui était mien. Pendant de bien longues années, j’ai vécu dans l’ombre, à l’affut de ce monstre sommeillant en moi. J’ai vécu dans le néant jusqu’au jour où un diagnostic est tombé : trouble de la personnalité limite. J’étais donc normale. Enfin, presque. Et c’est cette histoire dont je veux vous faire part. », qu'on peut lire dans le prologue.


Mon roman aborde notamment les relations malsaines :


« Il voulait me faire croire que ça passerait comme un mal de tête, comme un petit rhume qui finit par se guérir. J’avais en moi cet énorme besoin de réconfort que je ne pouvais trouver ailleurs que dans ses bras, dans sa voix. J’aurais aimé qu’il se précipite chez moi et qu’il me serre dans ses bras de toute ses forces. J’aurais aimé qu’il me dise que les nuages s’écartent toujours de l’horizon pour laisser place au soleil. J’aurais aimé qu’il me rassure en me disant que tout ira bien même si je n’y croyais plus. Je ne lui demandais pas de décrocher la lune pour moi, je voulais seulement qu’il me montre les étoiles du doigt. Et puis, entre deux sanglots, j’ai entendu la ligne se couper au bout du fil. Un long silence s’est écoulé avant que je ne laisse le téléphone glisser contre ma joue et se fracasser au sol. »


Je m'ouvre aussi face à mes nombreuses admissions en psychiatrie :


« J’ai tellement mal que je n’arrive plus à rien dire. Elle me tend une jaquette sans me dire un mot et m’invite à la suivre dans une salle. Je me change, je pleure et je me regarde avec honte et dégoût. « Bon sang, qu’est-ce que je fais encore là ? », me dis-je. Puis, une infirmière vient prendre mes signes vitaux à la suite de plusieurs personnes à qui je dois raconter mon histoire de A à Z encore et encore. « Il est évident que tu as besoin d’aide. » qu’on me disait chaque fois. Puis, on me relâchait 24 heures plus tard dans la jungle en se disant que j’étais mieux, mais, au fond, on savait tous que rien n’avait changé...»



«J'ai grandi entourée de personnes brisées à un tel point qu’un million de sourires n’aurait pas suffi dans leur vide intersidéral. Mais sache que, même dans les pires moments, tous ceux qui ont chaviré ont retrouvé la rive.  »

Il sera disponible sous format numérique exclusivement sur le site de Une Tempête À La Fois. J'espère que vous serez nombreux à le lire et qu'il pourra vous apaisez un peu face à la solitude qu'on peut ressentir dans la maladie mentale.


- Andréa


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