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Des fois, je suis fatiguée d'être fatiguée

Mis à jour : févr. 10

Pas capable de me changer les idées.

Je fais juste penser et ça me rend anxieuse.

C’est la même boucle qui tourne chaque jour.

Je ne baisse pas les bras, mais je suis épuisée.

Chaque semaine je laisse tomber des choses que je me suis infligée pendant des années de faire; aussi banal que ça puisse paraître.

Comme par exemple me brosser les cheveux.

J’ai arrêté pour m’enlever un poids, mais ça me fait culpabiliser. J’ai l’impression d’être une lâche à comparer aux autres.


Les autres oui, ceux à qui je me compare sans cesse. J’aurais envie de rester couchée toute la journée mais je me sens trop coupable pour le faire. En même temps ce n'est pas une mauvaise chose. Mais le problème c’est que je ne sais pas si je le fais pour moi ou pour « les autres ». Je n'en parle jamais à personne, car je sais ce qu’ils vont me dire: Pense positivement, c’est une mauvaise passe ou va marcher ça va te faire du bien. Je suis désolée, mais j’essaie fort pis ben ça pas l’air de fonctionner.

Mes tocs sont revenus en force et eux aussi m’épuisent. J’aimerais être invisible bien des fois. J’aimerais avoir la tête légère et sourire pour rien. Je vois les autres respirer pendant que moi j’étouffe. Juste le fait d’écrire ces lignes ça me fait angoisser. Et si quelqu’un trouvait cette note? J’aurais l’air dépressive. Et si je l’étais? Ça ferait quoi de moi? J’ai été diagnostiquée toute ma vie et j’en ai parlé tant de fois que j’ai l’impression de mendier les gens. Ma tête est tellement pleine que j’en viens étourdie. J’ai besoin d’aide, j’ai besoin de m’aimer. C’est la chose la plus difficile; s’aimer. Je n'ai pas la force de faire semblant non plus.. mon corps ne l’accepte plus. J’ai des cernes jusqu’au genou et de l’acné qui pousse. Je mange mes émotions pis je ne cherche pas à arrêter. Je n'ai pas de fond ou de limite établie.


Je sais qu'il y en a plein d’autres qui se sentent pareils ou qui sont pires, si on peut dire ça mais, ça ne me fait pas sentir mieux, ça ne me fait pas respirer comme il faut. Je n'ai pas envie d’en parler à mes proches. Je trouve ça inutile. Je pleure pour des banalités, mais pas pour les choses que j’énumère. J’ai le goût d’hiberner pis de ne plus penser. Des fois j’ai même le goût de me fesser parce que je me sens coupable de toutes les choses que je m’inflige en ne m'aimant pas. Je trouve que je fais pitié. Ça peut-être que ça peut me faire pleurer. Des fois je penses à m’écrire une de ces listes où on écrit tout ce qu’on aime chez soi, mais la seule chose que je trouve à dire c’est que je suis gentille. Je suis gentille avec tout le monde sauf moi apparemment. Pourquoi étant une adulte de 23 ans je me sens comme une enfant vulnérable? Je sais que je pourrais avoir la réponse chez une psy ou avec Google, mais je n'ai même pas envie de me replonger là-dedans. C’est trop douloureux de revenir à la source même si je ne sais pas ce qu’elle est réellement.


-Coeur noir et rose.

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