• Andréa

Désespérée

Mis à jour : août 27


Ce soir, j’écris, car je vais mal.


C’est un bien grand mot, je l’avoue.

Tu sais, personne ne veut côtoyer la souffrance, mais tout le monde la côtoie à sa manière. Tout le monde l’expérimente au moins une fois dans sa vie.


Les larmes perlent en continu sur mes joues rouges. Je peine à respirer comme si quelqu’un m’étranglait, mais ce n’est que la lourdeur de mes pensées.


J’aurais envie de tout lâcher, car cette dépression me tire de l’arrière lorsque je veux avancer. Comme un boulet à mon pied, cette anxiété me paralyse, m’empêchant de sortir à l’extérieur vivre la vraie vie.


Le silence de minuit, ce calme ennuyant me donne envie d’aller courir dehors sur les terrains, nue, et d’hurler. Ou de fuir en auto avec la musique dans le tapis, d’aller visiter les magnifiques paysages que cette Terre a à nous offrir.


Fuir, partir loin.


Mais ce soir, je reste assise ici à écrire. À personne, à tout le monde. Qui sait qui me lit vraiment, au fond, et ne s’arrête pas à la deuxième phrase? Qui sait qui se souci de mes soucis en écrits?

Lorsque je m’assois sur ce rocher et que je regarde au loin, j’ai peur, tu sais ? Malgré cette vue à couper le souffle, je vois un vide infini, nulle étoile pour me sauver. Pour nous sauver.

Et je me demande pourquoi la vie est si triste, ce monde si difficile.


Lorsque je m’assois au loin, je pense à habiter sur une autre planète, là où tout est beau, là où le rouge n’est qu’une couleur, là où les lumières s’allument lorsque la pénombre se pointe à l’horizon.

Le temps court à la vitesse de la lumière et je le vois passer devant moi, sans l’attraper ni même pouvoir le frôler. Je deviens une adulte, mais je ne sais pas du tout comment aimer ni faire face à ce monde en crise.


L’encre s’estompe sur le papier légèrement détrempé. Écrire, c’est ma délivrance. Sans les mots pour endurer mes maux, je ne serais probablement pas ici aujourd’hui.


Oui, j’écris sans but ce soir, mais j’essaie de trouver la paix dans ma peine, la parcelle de beauté dans toutes mes nuits blanches.


Je ne sais que te dires, toi qui doit me prendre pour une folle.


Mais j’aimerais te prendre la main et danser avec toi pour faire taire nos démons. J’aimerais qu’on se montre qu’on n’est pas seuls à souffrir.


Poète à l’eau de rose.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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