• Andréa

Ce qu'ils ne te disent pas sur les maladies mentales



Ils ne te disent pas que tu vas être handicapé, car on vit dans une société où le plus fort gagne.


T'es vulnérable? Tant pis pour toi!


Tu vois les photos souriantes sur les réseaux sociaux, mais vois-tu vraiment la réalité derrière le masque ? Peux-tu entendre la détresse à travers les «quotes» de chansons Pop dans les publications sur Instagram. Sous chaque sourire se cache un peu de détresse.

Tu vois probablement le côté romantisé de la maladie mentale, le côté où c'est mignon d'être gêné, alors que tu fais de l'anxiété sociale; le côté où c'est formidable d'avoir un corps parfait, alors que tu souffres d’un trouble du comportement alimentaire et que tes cheveux tombent, que ton corps se refroidit un peu plus chaque jour. Ils ne te disent pas que tu vas te réveiller au beau milieu de la nuit en criant, que tes rêves paisibles vont se transformer en terreurs nocturnes; que ton lit douillet va se transformer en nid pour les pleurs. Ils vont te parler de la tristesse, mais ils ne te parleront pas de ce mal de vivre si grand que tu sors courir la nuit, que tu te couches sur le tapis pendant des heures sans pouvoir te résoudre à sortir de cet état.



Ils vont te parler du stress des examens, de l'anxiété de performance, mais ils ne te parleront pas de la panique générale à l'école. Le système digestif qui s'arrête de fonctionner, le coeur qui bat à cent mille à l'heure et les larmes qui montent aux yeux sous le regard des élèves qui n'attendent que tu délivres l'information.




ALERTE -Danger potentiel à l’horizon.


Ils ne te parleront pas de l'envie de déchirer la feuille d'examen et de fuir à l'autre bout du monde. Ils te parleront de la procrastination et du manque de motivation, mais ils ne te parleront pas des nuits blanches à l'hôpital, car plus rien ne semble porter son sens désormais. Ils ne te parleront pas de la jaquette de la couleur de la mort, de la froideur des soi-disant professionnels du milieu. Ils vont te dire de te prendre en main, tient une pilule et ça ira mieux, mais, au fond, tu es retournée en enfance, accrochée à un passé douloureux.


Comment continuer à avancer ?

Ils te parleront des relations instables, mais ils ne te parleront pas des 100 messages textes envoyés à ce garçon que tu as tant idéalisé, qui représente le ciel pour toi. Ils ne te parleront pas de l'immense souffrance qui t’envahit lorsque tu as été supprimé de la vie de quelqu'un, de l'envie si forte de reprendre contact par tous les moyens possibles quitte à mettre l'autre en danger pour éviter de se faire mal soi-même.


Ils ne te parleront pas de la souffrance lorsque tu ouvres les yeux et que tu constates que le beau soleil dans les films a laissé place à des tempêtes. Ils ne te parleront pas de l'envie incessante de revenir dans un milieu traumatique, ce désir qui te déchirera de part et d'autre. Ils te parleront de la quête d'identité, mais ils ne te parleront pas de ce sentiment de ne pas avoir de maison, de place où tu peux te retrouver paisiblement après le travail. Ils ne te diront pas que tu verras les photos d'autres familles, que tu seras confronté à de joyeux nids douillets, alors que tout ce que tu as connu est le chaos.


Ils ne te parleront pas de ce sentiment déstabilisant lorsque tu découvres les classiques du jour de l'an et de Noël, mais seulement à l'âge adulte.



Ils ne te parleront pas «des flashbacks» inattendus qui surviennent pendant une discussion avec un étranger, de cette sensation que tu sors de ton corps et que tu n'es plus qu'un spectateur de ta propre vie.


Ils vont te parler du suicide, mais vont-ils te parler de la sensation que tu perds doucement le bout du fil?


- Parle de comment tu te sens pour changer les choses.


Andréa


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