• Victor

Avoir trois vies

Confucius citait: "On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une."


Moi, j’ai trois vies. Les deux premières tel que cité plus haut ainsi que celle après avoir reçu mon diagnostic de Trouble de la personnalité limite. Je n’ai plus jamais été la même personne. Pour le mieux, je vous rassure.


En toute honnêteté, par moment je lui en veux, à la vie. Je lui en veux en lien avec ma condition mentale. Pourquoi moi? Pourquoi suis-je le 0,5% des garçons qui vivra chaque lever et coucher du soleil en concubinage avec la maladie mentale?


Je lui en veux aussi de n’avoir appris seulement qu’à l’aube de mes 30 ans que j’étais borderline. Au nombre de spécialistes de la santé que j’ai vus, pourquoi diantre personne ne l’a détecté avant? C’est fâchant...



Être capitaine de sa destinée

J’aime tellement ma vie depuis. Surtout, je m’aime beaucoup plus qu’avant, là est toute la différence. Je prends soin de moi. De ma joie quotidienne, de ma santé physique et mentale. Je sais, je pourrais voir le verre à moitié plein et me dire qu’au moins, j’ai su pour mon fameux TPL. Que plusieurs personnes ne le sauront jamais, ou bien, qu’elles l’apprendront plus tard dans leur existence.


Permettez-moi quand même de voir le verre à moitié vide ici. Toutes les fois où je me suis senti minable en pleurant en petite boule dans mon lit. Toutes les femmes merveilleuses que j’ai laissées partir de mon quotidien, je ne sais trop en quel nom. Toutes ces occasions que j’ai laissées passer, pensant que je ne méritais pas, si je peux m’exprimer ainsi, de ressentir le plaisir et goûter à ce que la vie a de plus beau à offrir. Les effets se ressentent aujourd’hui et elles affectent mon quotidien directement. Je vis avec les conséquences de mon passé et c’est parfois lourd à porter.


Certes, je n’ai plus peur de me dire que j’ai droit au bonheur et je vis ma plus belle vie. Je réalise mes rêves, saisis les opportunités s’offrant à moi. Je voyage partout à travers le monde. Reste que je ressens beaucoup d’amertume. Ça m’attriste de penser à ce qu’aurait été ma vie en ce jour si j’avais su pour moi. Ce qui est fait est fait, nous ne pouvons pas revenir dans le passé, ni corriger ce qui s’y est produit. Cependant, j'ai la certitude que je serais encore plus heureux, seulement si je l’avais su plus tôt. J’aurais dealé avec. J’aurais vécu avec. Or, il n’en est rien et n’en sera jamais rien. Au moins, j’ai su.


Victor


234 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

© 2019 par Une Tempête à la fois.

Tout droit réservé

  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon