• Victor

Avec un caractère de m*rde

Mis à jour : sept. 5

L’autre jour, j’étais dans un magasin à grande surface dans lequel il faut être membre pour y acheter des trucs. Comme je n’y suis pas membre, de ce fait, j’y vais avec un parent et, rendu à la caisse, je paie mes articles en argent comptant, car seul le détenteur de la carte peut payer avec une carte bancaire.


Fin de l’introduction


Ce jour-là, la caissière n’a jamais voulu. De plus, elle a dit qu’elle ferait un sous-total pour que je puisse rembourser mon parent, or elle ne l’a pas fait. Je lui ai demandé après d’honorer son engagement et elle semblait réfractaire. La situation commençait à s’envenimer, beaucoup même! Mon parent, comme tout bon Québécois n’aimant pas la chicane, a dit que ce n’était pas grave et est parti en me demandant de le suivre.


C’est ça

Pourquoi je vous raconte cela. Parce qu’en tant que borderline, j’ai un caractère de marde quand je le veux. En un instant, je passe de, je suis le gars le plus heureux du monde à, j’ai envie de te crier après et te sauter dessus. J’étais ire de colère que l’on me mente au visage. C’est plus que le simple fait de ne pas se laisser piler sur les pieds, c’est une question de principe. Pour mieux me faire comprendre, j’étais vraiment en tabar***!


Plusieurs d’entre vous liront ces lignes et diront qu’en fait on s’en fou un peu qu’elle n’aille pas fait le sous-total comme elle me l’avait dit. Vous avez peut-être raison, surement en fait. Cependant, si cet exemple peut vous aider à comprendre un tantinet ce qu’est la réalité de vivre avec un trouble de la personnalité limite au quotidien, bien tant mieux. J’ai le sang chaud. Quand une situation me dérange, je deviens impulsif, je ne peux pas me contrôler. Ça se déclenche tout seul. Boom, ça monte! Imaginez, ici on ne parle que d’un simple sous-total dans un magasin, rien de dramatique, pas une situation de vie ou de mort.


C’est comme ça depuis toujours. Mon premier souvenir du genre remonte à lorsque j’étais très jeune, je faisais un casse-tête et, comme ça ne fonctionnait pas comme je le voulais, j’ai pitché le casse-tête. Ma mère ne comprenait pas ce qui venait de se passer.


L’après

Pour conclure l’histoire, après je suis allé dans l’auto avec mon parent et on a en jasé.

On était là à calculer le montant de nos achats avec nos téléphones et à déduire les taxes et machin et c’était compliqué. Je lui ai dit à quel point je trouvais fascinant que dans la famille on veuille à tout prix éviter les chicanes.

Je l’ai senti réfléchir.


Réfléchir à genre, bin oui, si elle avait fait ce qu’elle nous a dit, tout simplement, on ne se serait pas fait chier lui et moi. En fait, ici ce n’est pas de savoir qui a raison ou non, je pense que c’est une façon de comment réagir à une situation inconfortable et c’est compliqué pour les borderlines, croyez-moi!


Victor.

329 vues

© 2019 par Une Tempête à la fois.

Tout droit réservé

  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon