• Karine Forgues

Anecdotes psychiatriques

Je me suis dit que ça pourrait être agréable et cocasse d’avoir un petit peu d’anecdotes de certaines situations qui me sont arrivées lors de mes hospitalisations. Je tiens à préciser que toutes personnes mentionnées dans ces anecdotes ont accepté d’y être nommées sans quoi les noms ont été modifiés. L’objectif est simplement de détendre l’atmosphère que peut paraître une aile psychiatrique à la vue extérieure. Quelques-unes de ces histoires ont été écrites à partir de mon téléphone intelligent. Une chance que ce n’est pas à partir des vieux téléphones à clavier, vous imaginez à quel point ça aurait été long à taper chaque lettre. Peser trois fois sur le chiffre 5 pour avoir la lettre L (Avoue que tu as été vérifié?) Bref, ça aurait été vraiment long tout écrire à ce rythme. Je sais que nous avons beaucoup de temps à perdre à l’hôpital parce que le temps est long, mais comme j’ai une bonne imagination, j’ai tout de même réussi à trouver des manières de m’occuper. Entre autres, en créant des scénarios sur certaines situations qui se déroulaient. Elles ont donc quelques ajouts de mon imagination. Alors bonne lecture.


1· Lors de mon passage au pavillon psychiatrique, je me suis retrouvée à côté des toilettes dans chaque chambre qui m’a été assignée. Et oui, quel emplacement parfait pour avoir des anecdotes des plus dégueux à raconter. On commence ça en force. Parlant de force, j’ai entendu ben du monde se forcer pour évacuer leurs besoins. Haha! Le pire c’est que souvent ce sont des bulles d’air qui se projettent avant. Ce qui était le pire dans le fait d’être à côté d’une salle de bain c’est que la toilette se déclenchait à l’aide d’un œil magique donc tout le temps, mais littéralement TOUT LE TEMPS !!! Ça me tombait tellement sur les nerfs, jours et nuits, ça partait même si aucune fesse ne se levait de l’a criss de bol de toilette. J’ai trouvé le truc infaillible, de la gommette bleue pour cacher l’oeil !! Voilà je vous donne mon truc pour survivre à l’œil magique de la toilette.


Un autre élément qui me dérangeait vraiment était que les gens ne faisait aucunement attention aux bruits lorsqu’ils utilisaient la machine pour faire sortir le papier brun après le lavage de main (bien sûr, la minorité de ceux qui se lavait les mains). Cette machine est le souffre-douleur de tous. Je m’explique. Tout le monde qui fait sortir le papier brun ne semble pas comprendre qu’ils n’ont pas à frapper fort dessus pour que ça sorte. Ce n’est pas comme lorsqu’ils sont constipés, ça sort tout seul. D’après moi, ils frappent pour se défouler, mais maudit qu’ils me réveillent chaque fois et me font faire un sursaut. Astuces : Mettre une affiche sur laquelle il est écrit : je ne suis pas constipé, je sors sans forcer !!!



2· Pourquoi ne pas continuer dans la même lignée? Lorsque j’ai été transférée au 4e étage, j’ai fait la connaissance d’une dame extraordinaire : ma voisine de chambre (chambre 424). La toilette qui était encore à côté de ma chambre était vraiment répugnante. Je vous épargne les détails, mais je suis encore étonnée de voir que les hommes ne sont pas capables de faire pipi dans le bol de toilette et qu’ils visent à côté. Bref, ma voisine de chambre ne voulait pas utiliser cette salle de bain la nuit puisqu’elle avait peur des bactéries qui pouvaient s’y cacher (ils devaient en avoir en tas). Elle a donc décidé de transformer sa poubelle de chambre en toilette de nuit. Vous allez sûrement vous demander pourquoi elle n'allait pas aux autres salles de bain de l’étage? Eh bien, parce qu’elles étaient vraiment à l’autre bout de l’étage et qu’elle était trop endormie pour s’y rendre. La première nuit où elle a eu l’idée de créer sa toilette, elle s’est accroupie pour s’exécuter lorsque la porte de sa chambre s’est entrouverte et que la préposée munit de sa flashlight l'a pointée et l'a prise en flagrant délit. Nous en avons ri pendant plusieurs jours.


Ce fût le gag de l’étage, autant pour les patients que pour les employés. D’autant plus qu’elle avait fait passer cela sur le dos du fait qu’elle était somnambule. Hahaha! Merci pour ce fou rire qui dure encore aujourd’hui quand je repense au 4e étage. Je peux vous dire que les toilettes ont été propres par la suite comme par magie, les hommes ont été capables de viser le trou.


Karine Forgues

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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