• France P.

2 semaines de faites ...

Mis à jour : sept. 5

J’essaie de vous écrire un texte depuis quelques jours et rien. Rien d’autre que de l’anxiété dans le tapis. À chaque fois que je réussie à mettre mes idées en ordre, une autre arrive et plus rien n’a de sens. À chaque fois que je réussie à m’asseoir devant mon écran pour autre chose que le travail, je me mets à trembler, tellement mes pensées vont vite. Un peu comme si je n’avais plus de frein et que tout était motif à me rendre tremblante et pleureuse. Heureusement, depuis le temps, je n'ai plus de larmes. Elles sont épuisées. Une maudite chance!

On est l’avant dernière journée du mois de Mars 2020. Aujourd’hui sonne ma 14 ème journée enfermée dans mon appartement à tousser, moucher et morver. Je suis jalouse de ma femme, car elle peut faire l’épicerie et pas moi. Je rêve de sortir dans une boutique et de faire du magasinage … et pourtant, en temps normal, je déteste ça comme ce n’est pas possible! Je me sens prise au piège entre les 4 murs qui m’entourent. Et si ce n’était pas de la pandémie et de savoir que je peux sortir, je ne voudrais même pas. Contraire 101.

Mes samedis soirs ont changé!

Je crois qu’avoir les enfants avec moi 24/7, ça ne m'aide pas non plus. C’est un peu le bordel! Les couchers vont bien! Rien à dire. Une mélatonine chaque, et bonsoir, elle est partie. Des berceuses ici et la pour les enfants et le tour est joué!


Mais le jour … je dois jouer à la police du silence. Ma femme et moi, on travaille de la maison et je crois que mon fils n’a pas d’autre volume que le hurlement. Il se frustre à chaque fois que je lui demande de baisser le son. Ma fille? Écrasée devant son ordi, un roman entre les mains ou sur son cellulaire, à jouer. Une ado, pure et dure. Puis j’ai ma femme …

Ma femme est en dépression. Ma femme est en transition… Ma femme, c’est donc une adolescente, et tout ce qui vient avec : les sautes d’humeur, les prises de tête, les doutes, les besoins d’attention et de câlins à temps plein.


Je les adore tous, mais c’est un peu dur d’avoir du temps pour soi quand je dois le redonner à trois autres personnes qui en demandent tout plein. Et m’isoler dans ma chambre est impossible puisque je vois rapidement arriver un membre de ma famille "s'isoler" avec moi. Ça me rappelle la crise du verglas, où j’avais fini par aller m’isoler seule dans une école de la ville pour avoir la paix et avoir du temps pour moi. J’ai besoin de mon petit coin, de mon petit moment à moi.


Au départ, les enfants ne se levaient pas avant 7h, donc je pouvais prendre mon café doucement et répondre à mes courriels urgents. Puis, plus les jours avancent, plus je me retrouve à faire la police des déjeuner à 5h30 le matin. Ça me laisse donc environ 2 minutes à moi, devant mon ordi, les yeux à peine ouverts, le cerveau en quête de neurones pour pouvoir répondre à mes clients que "Oui, monsieur, je prend votre problème très au sérieux et que je vais régler la situation dès que possible". Je m'ennuie du temps où je me levais à 4h30 le matin. Là, au moins, j'avais le temps d'être seule avec ma tête. Maintenant ? Pu possible.

Une chose est sûr, je vais avoir bien manger!

Mais j’ai aussi de beaux moments doux avec ma petite famille: Tous les quatre, dans mon lit, à lire ou rigoler. Les enfants et moi qui chantons comme des casseroles la chanson thème de la famille Adams. Ma blonde qui me fait des soupers vachement géniaux!


J’ai trouvé des activités à faire ensemble et qui nous rejoignent (déco de cupcakes !!!) J’ai même réussi à semi-organiser la fête de Nathan pour ses 7 ans.

Je vais me sortir de cette foutue pandémie avec une famille unie, une anxiété semi-contrôlée et des enfants prêts à grimper sur les murs!

Partie boire du vin!

Bonne soirée!


France P.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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