• Victor

Être fier de sa vie

Mis à jour : sept. 5

On vieillit tous et parfois on en vient à faire des bilans de ses décennies antérieurs. Un truc du genre : Je suis rendu à 30-40-50 ans, est-ce que je me voyais là à cet âge? Est-ce que j’ai accompli les choses que je voulais accomplir? Qu’est-ce que je n’ai pas fait? Bref, vous comprenez, j’en suis certain.


En toute sincérité, je pense que je suis fier de l’homme que j’ai construit. Les buts et les objectifs que je m’étais octroyés, je pense les avoir réalisés en majeure partie, et ce, en évoluant à chaque jour et en n’étant pas prisonnier des projets antérieurs abandonnés. Entendons-nous bien ici, c’est autant sur le plan professionnel que personnel. Certes, il y aura toujours les déceptions et les regrets, mais bon cela fait partie de la vie pour quiconque, ne suffit qu’a en avoir le moins possible.


Vivre avec un trouble de la personnalité limite: Évidemment, j’aurais voulu plus. Or, le diagnostic vient tempérer les énormes attentes que l’on avait envers moi. Je ne deviendrai fort probablement jamais le grand homme que j’aurais dû être, que j’étais voué à être lorsque mes parents m’ont mis au monde. Sans vouloir justifier, je me dis que de passer ma vie avec un trouble de la personnalité limite, avec aussi toutes les circonstances et les aléas de ma vie, où j’en suis en ce moment, c’est tout simplement extraordinaire.


Ça apaise, ça met un baume, genre.


Je n’ai jamais été autant en paix avec moi-même et mes attentes face à la vie que depuis que j’ai su pour ma condition et, au lieu de le voir comme une faiblesse, je le vois comme un allié. Je ne combats pas mes défauts, j’exploite mes forces. Je me connais mieux. Je suis doté d’une plus grande puissance bienveillante.


Accomplir des choses plus grandes que soi: Quand j’étais jeune, tel que mentionné antérieurement, j’étais voué à réussir, rien de moins, humblement. Puis, il y a eu la perdition quelques années. Enfin, j’ai, en quelques sortes, entrepris ma vie et depuis ça va beaucoup mieux. Rien ne sert de courir, suffit de partir à point. Moi, j’ai couru. Ça me va, les choses ne vont jamais assez vite pour moi.

Je vois les prochaines années avec enthousiasme. Je me considère en constante croissance personnelle. J’ai sincèrement hâte à la suite des choses. À go on fonce, une tempête à la fois.


Victor.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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