• Victor

Être créateur de douceur et de légèreté dans sa vie

J’ai l’humilité de penser que nous vivons dans un monde qui manque de douceur et de légèreté, de tolérance ainsi que de courtoisie. En lien avec nos vies de fou, le savoir-vivre se perd. On fait des drames pour rien ou bien on en crée là où il ne devrait pas y en avoir.


Les êtres humains ne sont pas parfaits, ils merdent parfois. Ils sont blessés. Ils accumulent. Les gens sont insatisfaits, stressés, à fleur de peau.


À titre d’exemple, c’est peut-être moi qui est trop poli, mais lorsque je passe à la caisse, que j’appelle dans un centre d’appels ou encore que je commande au resto, je demande toujours candidement à mon interlocuteur la question suivante avant toute chose: Salut, ça va?


Vous devriez voir la réaction des gens. Ils sont ébahis. Pourtant...


Pour aller plus loin, ça sert à quoi d’enguirlander son interlocuteur? À rien. Ça m’a toujours fait rire les personnes qui croient que de se fâcher et crier après la personne au téléphone vous donnera raison. Ce sont de vieilles mentalités, même que j’ai toujours eu un meilleur levier de négociation lorsque je suis poli et que j’émets de la gratitude. Essayez, vous verrez!


Être un bon être humain


L’autre jour à l’épicerie, j’étais le prochain en ligne à la caisse et la transaction devant moi ne finissait plus de finir. Je n’étais pas pressé, j’attendais paisiblement. La caisse à ma droite s’est libérée et la dame en ligne m’a dit de passer devant elle parce que ça faisait longtemps que j’attendais. Je lui ai dit que c'était correct, mais elle a insisté. Elle était heureuse de me rendre heureux et voilà pourquoi j'ai fini par accepter. Elle m’a donné pour donner.


Je sais bien qu’en tant que borderline, par moment je m’énerve après les gens pour rien. Ok, pas toujours pour rien, mais mes réactions sont disproportionnées par rapport à la situation que je vis. Cependant, les gens ne le savent pas pour ma condition et ça ne les regarde pas, c’est un enjeu personnel et ils n’ont aucunement a en subir les conséquences.


C'est en ce sens que le diagnostique m’a permis d’apprendre à relativiser: Ok, toi tu vis ça, or dans la vie, au même moment, il y a la guerre, la famine et la violence physique et psychologique. Dans un autre ordre d'idée, peut-être que la personne devant moi vit des choses difficiles. Un processus de séparation, de la mortalité, un de ses enfants est malade, au travail ça ne va pas, bref, on ne sait pas!


Surtout, j'ai appris à passer à autres choses. Je prends l'autre comme il vient, avec ses défauts et ses qualités. J'évite d'être dans le jugement, car je ne connais pas l'histoire de la personne en face de moi. Je cherche à voir le plus beau de ce que l'autre a à m'offrir. Je le mets en valeur en créant du lien.


Il faut mettre du romantisme dans nos vies. Voir le beau côté des choses et ressentir l'allégresse. On contrôle ce que l’on peut contrôler, on fait notre possible, mais bon, un simple salut «ça va» c’est assez banal et ça peut embellir la vie des gens.


Pour tout ça, il faut commencer par prendre soin de soi, parce que prendre soin de soi, justement, c’est prendre soin de l’autre par la bande.


Victor.

© 2019 par Une Tempête à la fois.

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