• France P.

Ça bouge, ces bêtes-là!

Mis à jour : sept. 5

On est dimanche. Il fait beau soleil dehors et pour une fois, le vent est bon et frais. Le parc derrière ma maison est plein de petites familles qui crient et rient en jouant dehors. Moi et ma famille? Nous sommes assis à l’intérieur. Chacun devant notre électronique. Et je nous trouve pathétique… Mais je ne suis pas capable d’aller dehors. Je suis fatiguée, je suis étourdie, je tremble d’anxiété et je cherche mon souffle à me demander comment je vais faire pour exécuter un peu de tâches ménagères avant la fin de la journée.


On est sortie. Oui oui! Je vous le jure! J’ai amené les enfants dehors au moins une heure. On est allé dîner avec nos sandwichs au parc et les enfants ont pu courir autant qu’ils le voulaient. Mais là maintenant, tout le monde est en dedans. Et en rentrant en dedans, tout le monde dans son coin, car je veux être seule. J’ai besoin d’être seule sans enfant qui me crie dessus ou me supplie pour quoi que ce soit … Mais ça arrivera jamais!


Mon fils est un TDHA puissance mille. J’ai d’ailleurs envoyé les papiers pour une évaluation d’autisme (S’il n’a pas assez d’attention, il est du genre à se rentrer la tête dans les murs, multiple petites manies et routine). Donc quand moi j’ai besoin d’une bulle, lui s’en fou! Il trouve que ses jeux de Mario Bross sont plates et que sa sœur est pas assez cool. MAMAN!!!


Juste dans les 20 dernières minutes, il est venu 6 fois me pousser avec sa tête pour que je le regarde. Une fois que je le regarde et lui demande "pourquoi tu fais ça, terreur?" "Ben maman, je m’ennuie et c’est drôle avoir ton attention." (Insérez ici une maman qui pleure de découragement parce qu’elle veut juste 2 minutes à elle toute seule) Et malheureusement, une fois qu’il a mon attention, il saute sur le divan et me lance un toutou, car il ne va jamais loin sans 3-4 toutous.


Mon petit homme avec son expression favorite

Quand je réussie à l’occuper un peu, question que je puisse finir mon texte ou le chapître d’un roman, ça recommence encore. Cette fois si, c’est à coup de "J’ai faim maman!" Et voilà ma grande qui hurle de sa chambre : « Ouais M’man! J’ai faim moi aussi! Tu nous donne quoi?" (T'as 9 ans ma grande… pas 16) Donc pas trop le choix de me lever pour trouver une collation.


C’est dans ces journées-là que j’ai le goût de les attacher dans un coin et les laisser se débrouiller. C’est toujours ces journées où je veux juste faire taire ma tête et mes émotions que ce n’est pas possible. Que j’ai beau chercher un coin dans la maison pour me cacher, je n'en trouve jamais! Sont rapide, mes terreurs, pour trouver mes cachettes! C’est dans ces journées-là que je me dis que j’étais donc innocente en souhaitant être maman!


Mais vient par la suite les câlins, les "bonjour" tout endormi quand je les réveille le matin. Les doux bisous sur la joue quand ils sont contents de me voir. Les rires quand je les chatouille ou quand je dis une niaiserie plus grosse que le monde. Mais surtout, SURTOUT, les "Je t’aime maman! Tu es la meilleure maman pour moi." C’est officiel que mon cœur fond! C’est officiel, à ce moment-là, que, malgré mes imperfections et mon besoin de bulle, je sais que j’ai réussi mes enfants et qu’ils m’aiment comme je suis. Que je ne dois pas avoir été une si mauvaise mère pour qu’ils soient près de moi comme ça, à toujours vouloir ma présence.


Miss F.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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