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À toi, qui hantes mes amours

À toi, celui qui remplit mes cauchemars. À toi, celui qui a fait de mon estime un puits sans fond. À toi, celui qui a cru que mon corps était le sien, que j’étais son jouet, sa poupée. Je te déteste. Je te déteste du plus profond de mon cœur et de mon âme! Et je déteste ce que je suis devenue, à cause de toi. Je suis une personne peu sûre d'elle et qui a peur de son propre corps. Sache, toi, la personne qui m'a pris ce que j'avais de plus précieux, que je te hais autant que c'est possible d'haïr. Tu es un violeur.


À toi, qui as décidé, en plein milieu de notre rapport sexuel, d'enlever le condom, car tu trouvais que ce n'était pas assez naturel. Tu ne m'as jamais demandé mon avis. Je ne voulais pas que tu l'enlèves. Je ne voulais pas, moi, prendre le risque de tomber enceinte ou d'attraper une ITSS. Je ne te connaissais que depuis très peu de temps. J'aurais été celle à en payer les conséquences. Pas toi. Tu es un violeur.


À toi, qui as décidé que ta libido était plus importante que mon sommeil. Je n'ai jamais dit oui à ce que tes mains se promènent sur mon corps et à ce que tu me prennes pendant que je dormais. Je n'ai jamais voulu être ta catin. J'avais le droit d'avoir du plaisir et, pour ça, je devais être réveillée et consentante. Avoue-le dont que tu aurais préféré que je me laisse faire, que ma claque pour que tu me lâches ne t'a pas plu. Moi qui te repousse ne t'a pas plu. Tu as quand même continué. Tu es un violeur.


À toi, qui as réussi à me faire croire que c'était mon idée à force d'insister. Je ne dois pas être la seule qui, à force de se faire «gosser», finit par dire «oui». Je ne dois pas être la seule qui a dit «oui» pour acheter la paix. Mais tu aurais dû comprendre au premier «non» et ne pas insister. Tu aurais dû comprendre quand je me suis retournée en disant que je ne voulais pas. Mais tu as continué à te masturber de ton côté, tout en insistant pour que je te fasse jouir. Encore une fois, tu me traitais comme si je t'appartenais. Tu es un violeur.

Je pourrais continuer pendant des heures à vider mon sac. Mais l'essentiel, c'est que tu es un violeur. Tu as joué avec mon corps et mon âme. Tu as violé mon intimité, tu as abusé de ton pouvoir. Tu m'as fait douter de qui je suis. Je n'ai plus confiance en moi, tu m'as fait comprendre que je ne valais rien aux yeux des autres. Tu as su profiter de mon manque d'estime pour t'approprier mon corps tel un jouet.


Plus jamais! Plus jamais je ne verrai les hommes de la même façon désormais. Je vais toujours avoir peur que mes «non» ne soient pas entendus, écoutés et respectés. Tu as fais de ma vie une succession de peurs et de doutes.


Maintenant, c'est à moi de jouer. Je dois me reconstruire, complètement. Je dois reprendre le contrôle sur mon corps. Je dois me prouver que je peux être touchée sans être violée.


Merci pour le défi....

Anonyme.

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© 2019 par Une Tempête à la fois.

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