• unetempetealafois

À toi ...

Toi qui me plaisais tant

Toi qui faisais vibrer mon esprit et mon corps entier de désirs

Toi qui me donnais envie de réaliser tous mes fantasmes les plus fous

Toi avec qui j’ai rapidement eu une connexion physique, une envie de donner, de partager une sexualité sans bornes, sans jugement et pleine d’envies


On s’est rencontrés, on s’est charmés

On a bu, mangé, dansé

On s’est désirés, on a baisé

On s’est endormis recroquevillés, épris par cette incapacité de se détacher ne serait-ce qu’un instant

On a recommencé, chaque fois avec plus de hâte, plus de désir, plus de passion


Dans nos vies si éloignées, dans notre complémentarité qu’on avait du mal à s’expliquer, nous nous sommes unis

La chimie physique, le sexe nous a unis, nous a vivifiés

Je me voyais à travers tes yeux, à travers ton corps

Je me sentais désirée, voire même charnelle

J’avais envie de donner, de recevoir, de donner encore


Puis cette soirée est arrivée

Une soirée comme toutes les autres avaient débutées

Dans la joie, la séduction et le désir

On allumait ensemble un désir si fort qu’il bouillait, on se touchait jusqu’à ne plus sentir nos esprits

C’était magique, excitant, comme à chaque fois


Mais cette fois-ci les événements ont tourné autrement

Ma maladie physique a pris le dessus sur mes envies

Tu connaissais mon état de santé, tu en savais les dangers

J’imagine que tu avais oublié...


Tu as oublié quand tu es venu me chercher, après que j’aie perdue connaissance

Après que j’aie vomis jusqu’à mes tripes et plus encore

Pendant que j’étais fiévreuse et anéantie

Pendant que j’avais peur d’y rester


Alors que je craignais pour ma santé et pour ma vie

Que je n’avais plus aucun réflexe de survie

Tu m’as prise pour me baiser

Comme chaque fois qu’on se voyait, comme la soirée se devait de se terminer


Tu a pris de moi ce qu’il me restait à ce moment là

Un corps presque inerte, une tête incapable de consentir

Tu as fait de moi ce que tu voulais

Sans aucune considération pour moi


Je me suis réveillée honteuse

Honteuse que tu m’aies vue malade

Honteuse d’avoir sali ta maison

Honteuse de ne pas avoir assuré


Puis je me suis réveillée pour vrai

J’ai réalisé que tu m’avais utilisée

Les flashs de cette nuit me sont apparus sans aucune pause dans mon esprit

J’ai réalisé que tu m’avais violée


De moi.. dont tu as surement oublié l'existence

De moi, qui me souviendrai toujours de la tienne

Et qui chaque fois que je voudrai l'oublier

Aurai ces traumatismes pour me le rappeler


-Anonyme.

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